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L’Association Marocaine Consultative pour l’Utilisation du Cannabis Médical salue l’expérience argentine dans le domaine du cannabis thérapeutique et appelle à son adoption pour accélérer l’activation des usages médicaux au Maroc.

La Société marocaine de conseil sur l’utilisation du cannabis indien (AMCUC) a suivi avec un grand intérêt l’intervention scientifique remarquable de la doctoresse argentine Celeste Alarcón Luzáyga lors des travaux du quatorzième congrès organisé par la Société marocaine de chirurgie laparoscopique à Tanger, du 5 au 7 février 2026. Elle a mis en lumière l’expérience avancée de l’Argentine dans le domaine des applications médicales du cannabis, en particulier pour le traitement de l’endométriose, des douleurs menstruelles, des douleurs lors des rapports sexuels, des troubles de la ménopause et de la baisse de libido.

Tout en saluant le haut niveau scientifique qui a marqué la présentation, ainsi que les données cliniques fournies sur l’efficacité des combinaisons thérapeutiques intégrées (CBD et THC) dans le soulagement de la douleur chronique, la réduction de l’inflammation, l’amélioration de la qualité du sommeil et de l’humeur, et la diminution du recours aux analgésiques puissants, l’association considère que l’expérience argentine représente un modèle avancé en médecine intégrative en Amérique latine, pouvant servir de référence dans le contexte marocain.

Elle affirme que le Maroc, après avoir légalisé les usages légitimes du cannabis et créé l’Agence nationale de régulation de l’utilisation du cannabis, doit aujourd’hui accélérer la mise en œuvre de l’aspect médical et thérapeutique, en dépassant l’état de stagnation que connaît ce projet vital, notamment en ce qui concerne la recherche clinique, le développement de médicaments, la formation des médecins et pharmaciens, et la mise en place de protocoles de traitement clairs et encadrés scientifiquement.

L’association estime qu’adopter une approche scientifique ouverte, fondée sur les expériences internationales réussies, notamment celle de l’Argentine, pourrait renforcer le positionnement du Maroc en tant que pôle régional dans le domaine des médicaments dérivés du cannabis, et offrir des solutions thérapeutiques innovantes à des milliers de patients souffrant de douleurs chroniques et de maladies inflammatoires complexes.

Déclaration du professeur Rabi Raoud:

Dans ce contexte, le professeur Rabi Raoud, président de la Société marocaine de conseil sur l’utilisation du cannabis indien, a déclaré :

“L’expérience argentine dans le domaine du cannabis médical est aujourd’hui l’une des expériences les plus avancées au niveau international, non seulement en termes de résultats cliniques, mais également en termes de méthodologie basée sur l’individualisation des traitements en fonction des spécificités biologiques de chaque patiente, ainsi que sur un contrôle précis des dosages et une surveillance médicale rigoureuse.

Les données présentées ont montré que le cannabis médical peut constituer une option thérapeutique complémentaire et efficace dans la gestion de l’endométriose et des troubles de la ménopause, avec une amélioration notable de la qualité de vie et une réduction de la dépendance aux traitements lourds.

Nous au Maroc avons besoin de passer d’une phase de réglementation théorique à une phase de mise en œuvre clinique réelle, en encourageant la recherche scientifique, en lançant des essais cliniques nationaux, et en instaurant une formation continue pour les médecins, ainsi qu’en créant des partenariats internationaux efficaces. Les patients marocains ont le droit de bénéficier des dernières avancées scientifiques dans ce domaine.”

L’association renouvelle son appel à l’élaboration d’une feuille de route nationale claire pour les applications médicales du cannabis indien, fondée sur une bonne gouvernance, la transparence, et la coopération avec des expertises internationales de premier plan, au service de la santé publique et du renforcement de la souveraineté pharmaceutique nationale.

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