La scène nationale alerte : le prix du gasoil pourrait atteindre 15 dirhams en raison des conséquences de la guerre américano-israélienne contre l’Iran.

La coalition nationale pour la sauvegarde de la raffinerie marocaine de pétrole a exprimé sa grande préoccupation face aux conséquences de la guerre ouverte entre les États-Unis et Israël d’une part, et l’Iran d’autre part, sur les économies internationales et les marchés de l’énergie, avec un impact attendu sur les prix des combustibles et le pouvoir d’achat des citoyens au Maroc, dans un contexte où des prix sans précédent pourraient atteindre 15 dirhams le litre de gasoil, et où le prix du baril pourrait dépasser les 1000 dollars à l’échelle mondiale.
Le bureau exécutif de la coalition a condamné, dans un communiqué, les attaques américaines et israéliennes contre l’Iran ainsi que les réponses de l’Iran aux pays du Golfe, qualifiant ces actions de violations du droit international et d’agressions contre la souveraineté des États, avec le risque de provoquer une vague d’inflation dépassant les effets de la guerre russo-ukrainienne et de la pandémie de Covid.
La coalition a également dénoncé le mépris des gouvernements successifs face à ses demandes visant à renforcer la souveraineté énergétique du Maroc et à protéger les consommateurs. Elle a appelé à un renforcement de l’état d’alerte et à la mise en place de mesures concrètes pour faire face aux conséquences de la guerre, y compris l’organisation d’un débat national sur la révision de la politique énergétique et le renforcement de la sécurité énergétique dans un contexte de conflits mondiaux autour des sources d’énergie.
La coalition a souligné l’importance de relancer le raffinage et le stockage à la raffinerie de Mohammedia, en tirant parti de ses capacités par tous les moyens possibles, y compris la cession de dettes au profit de l’État ou des partenariats entre le secteur public et le secteur privé. Elle a également insisté sur la nécessité d’élargir les projets de recherche, de production, d’approvisionnement et de distribution de gaz naturel.
Enfin, la coalition a exigé le retour à une régulation des prix des combustibles au lieu d’une libéralisation, afin de mettre en équilibre les intérêts des acteurs économiques et de protéger le pouvoir d’achat des citoyens, tout en mettant en garde contre l’exploitation de la situation actuelle par des marchands de crise.




