Régions

L’Alliance de Youssoufia pour le développement avertit sur le chaos des chiens errants à Rabat et demande des mesures fermes pour encadrer leur possession.

Le collectif Youssoufia pour le développement à Rabat a averti du retour de la prolifération des chiens errants et de l’augmentation de la possession de races dangereuses dans les quartiers résidentiels. Il appelle à l’adoption d’une approche ferme et durable pour mettre un terme au désordre lié à ce dossier, afin de garantir la sécurité des citoyens et des enfants tout en préservant la tranquillité des quartiers.

Dans un communiqué publié le 9 mars 2026, le collectif a souligné son attention portée aux questions de la vie locale dans la capitale, insistant sur la nécessité de rompre avec le traitement saisonnier du phénomène des chiens errants et de généraliser les opérations de vaccination et de stérilisation comme option stratégique pour prévenir les maladies, en particulier la rage, tout en respectant le droit à la vie de ces animaux.

Le communiqué appelle également à lutter contre ce que le collectif qualifie de « manipulation criminelle » de certaines races de chiens dangereuses, telles que le Malinois et le Pitbull, utilisées parfois pour des actes illégaux, comme l’intimidation ou les vols avec violence. Il demande un renforcement de la surveillance sécuritaire sur les propriétaires de ces chiens dans les rues et les quartiers, ainsi que l’application des lois répressives contre ceux qui utilisent ces animaux comme moyen de menace ou d’agression.

Dans ce contexte, le collectif Youssoufia a demandé au parlement, au ministère de l’Intérieur et aux conseils communaux de formaliser la possession d’animaux, en mettant en place un système d’« identité numérique » pour les chiens, qui impose une déclaration obligatoire et stricte de leur possession, tant pour les particuliers que pour les entreprises privées qui les utilisent pour la sécurité. Il a également exhorté les gardiens de nuit, qu’ils soient réguliers ou non, à déclarer les chiens sous leur responsabilité auprès des services vétérinaires des collectivités territoriales concernées, en coordination avec les autorités locales, en s’assurant également de mettre à jour la situation légale en cas de changement de propriétaire de l’animal.

Le collectif propose par ailleurs d’établir une base de données dédiée aux gardiens de nuit, pour interdire l’utilisation de groupes de chiens errants pour la sécurité et les contraindre à définir les chiens utilisés de manière légale.

D’autre part, le collectif a demandé au conseil de la commune de Rabat d’inscrire un point spécial à l’ordre du jour de la prochaine session, pour discuter de la question de « l’organisation de la possession de chiens et de la gestion des races dangereuses dans l’espace urbain », et de travailler à l’adoption d’un arrêté communal fixant des conditions strictes pour la possession de chiens, interdisant la circulation de races féroces sans mesures préventives telles que la laisse et la muselière, et imposant des amendes dissuasives aux contrevenants.

Enfin, le communiqué souligne la nécessité de moderniser les méthodes de travail utilisées dans la capture des chiens errants, tout en garantissant la protection des agents chargés de cette mission contre divers dangers, et de renforcer les ressources humaines en leur fournissant les formations nécessaires, afin d’élargir le champ de la vaccination de ces chiens et d’éviter les accidents graves qui se produisent dans plusieurs régions du Maroc, limitant ainsi les menaces pouvant affecter la sécurité des citoyens.

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page