Demandes Urgentes des Travailleurs du Secteur Agricole Présentées au Ministère des Finances Face à une Montée du Mécontentement

La Confédération nationale du secteur agricole, affiliée à l’Union marocaine du travail, a adressé une lettre au ministre délégué auprès de la ministre de l’Économie et des Finances chargé du budget, lui demandant une intervention urgente pour mettre en œuvre un certain nombre d’accords concernant les revendications des travailleurs du secteur, dans le cadre du dialogue social sectoriel.
La Confédération a précisé que plusieurs dossiers étaient encore en attente au sein des services du ministère, malgré leur inclusion dans d’anciens accords avec le ministère de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural, des Eaux et des Forêts, le dernier datant du 17 février 2026, ainsi que d’autres accords remontant à avril 2024 et février 2025.
Les principaux dossiers en question concernent l’adoption des statuts de plusieurs établissements relevant du secteur, l’exécution des engagements concernant les employés de l’Agence nationale des eaux et forêts, ainsi que la régularisation de la situation des diplômés non intégrés, l’adoption d’un système complémentaire de retraite, l’amélioration des conditions de travail, et la mise à disposition des ressources humaines et logistiques nécessaires, sans oublier le renforcement du budget de la Fondation des œuvres sociales.
La Confédération a souligné que le retard dans le traitement de ces dossiers, malgré la publication des statuts des employés des bureaux régionaux de l’investissement agricole en 2025, a contribué à accroître l’inquiétude et le mécontentement parmi les travailleurs du secteur, mettant en garde contre les répercussions négatives que cela pourrait avoir sur le climat social au sein du ministère et de ses institutions.
En conclusion de sa lettre, elle a affirmé que répondre à ces revendications revêtait un caractère urgent, en raison de l’importance de favoriser l’engagement des travailleurs agricoles et de leur permettre de poursuivre leurs efforts pour faire face aux défis climatiques et sociaux, ainsi que leur contribution à la réalisation de la sécurité alimentaire nationale.




