Une association de défense des droits à Tanger alerte sur le manque de contrôle sanitaire des restaurants et des points de vente alimentaires.

La Association de défense des droits de l’homme a exprimé ses inquiétudes quant à ce qu’elle qualifie de faiblesse de la surveillance sanitaire des restaurants, des établissements de restauration rapide et des points de vente de produits alimentaires et de viande à Tanger, en particulier dans les quartiers populaires à forte densité de population.
Dans un communiqué émis par son bureau exécutif à Tanger, l’association a souligné qu’un certain nombre de ces établissements présentent des dysfonctionnements récurrents liés aux conditions d’hygiène, de stockage, de présentation et au respect des normes de sécurité sanitaire. Elle considère que les interventions actuelles des services compétents restent limitées et ne correspondent pas à une approche globale et durable pour protéger la santé des citoyens.
L’association a également insisté sur le fait que la restriction des ressources humaines et des moyens alloués à la surveillance sanitaire contribue à la persistance de ces dysfonctionnements, appelant à renforcer le nombre de contrôleurs et de professionnels de la santé publique et vétérinaire, ainsi qu’à fournir les moyens logistiques nécessaires pour garantir une surveillance régulière et efficace.
Enfin, l’association a appelé à l’application rigoureuse de la législation relative à la sécurité sanitaire des produits alimentaires et au renforcement de la coordination entre les autorités locales, les services de santé et les collectivités territoriales, notamment avec la montée des températures et l’approche de l’été.
Elle a confirmé qu’elle continuera à suivre ce dossier, avec la possibilité de publier des rapports sur le terrain et de formuler des recommandations aux autorités compétentes si les dysfonctionnements observés persistent.




