Economie

Le Maroc : Les recettes douanières atteignent un niveau record de 162,7 milliards de dirhams en 2025

La direction des douanes et des impôts indirects a annoncé que les recettes douanières pour l’année 2025 ont atteint un niveau record jamais vu auparavant, s’élevant à 162,7 milliards de dirhams, contre 148,6 milliards de dirhams en 2024, affichant ainsi un taux de croissance de 9,5 %.

Dans son rapport d’activité pour l’exercice financier 2025, l’administration a précisé que cette performance est principalement due à l’augmentation des revenus de la taxe sur la valeur ajoutée ainsi que de la taxe intérieure sur la consommation.

Selon la même source, en comparaison avec les prévisions de la loi de finances pour 2025, le taux de réalisation des recettes budgétaires a atteint 99,9 % pour les droits enregistrés et 98,9 % pour les droits perçus.

L’évolution de la structure des recettes douanières entre 2024 et 2025 montre une augmentation de la part de la taxe intérieure sur la consommation et des comptes spéciaux du Trésor, tandis que la part des droits d’importation a diminué. Par ailleurs, la taxe sur la valeur ajoutée a conservé sa position de premier contributeur aux recettes douanières.

Dans ce contexte, l’exercice financier 2025 a enregistré un recul de 4,1 % des revenus des droits d’importation, qui se sont fixés à 16,907 milliards de dirhams, contre 17,623 milliards de dirhams en 2024.

Cette baisse est principalement attribuée à une diminution notoire des droits perçus sur le sucre (– 31,8 %), malgré la dynamique positive du secteur automobile, notamment pour les véhicules utilitaires (+ 91,9 %) et les voitures particulières (+ 13,2 %), ainsi que la croissance continue du secteur textile, en particulier pour les vêtements tricotés (+ 12,3 %) et les vêtements prêts à porter (+ 22,3 %), et le secteur de la chaussure (+ 24 %).

De son côté, les revenus de la taxe sur la valeur ajoutée ont connu une hausse significative de 10,2 % pour l’exercice financier 2025, atteignant 93,493 milliards de dirhams.

Cette dynamique est exclusivement soutenue par la taxe sur la valeur ajoutée appliquée aux produits non énergétiques, dont la croissance de 12,3 % a compensé le léger déclin de la composante énergétique (– 1 %).

Concernant les produits énergétiques, la baisse des revenus de la taxe sur la valeur ajoutée sur le gazole (– 6,4 %) et le butane (– 16,9 %) a pesé sur le total des recettes, malgré l’augmentation marquée des revenus liés au charbon ( + 17 %).

En revanche, la croissance des revenus de la taxe sur la valeur ajoutée appliquée aux produits non énergétiques est due en particulier à l’importante poussée provenant des taxes sur les véhicules utilitaires (+ 62,4 %), les voitures particulières (+ 28,9 %), le tabac (+ 15,8 %), les ferrailles (+ 28,3 %), les machines et appareils divers (+ 15,7 %) et les produits chimiques (+ 8,8 %).

Par ailleurs, les revenus de la taxe intérieure sur la consommation ont montré une croissance de 13,8 % pour l’exercice financier 2025, atteignant 41,506 milliards de dirhams. Cette dynamique budgétaire est principalement alimentée par le secteur des produits énergétiques et du tabac, avec des parts respectives de 50,3 % et 39,8 %.

Les revenus de la taxe intérieure sur la consommation appliquée aux produits énergétiques ont augmenté de 15,7 %, atteignant 20,894 milliards de dirhams. Cette performance est attribuée en grande partie à la résistance de cette taxe sur le gazole (+ 4,9 %), qui représente à lui seul 71,6 % de cette rubrique, ainsi qu’à la croissance exceptionnelle des revenus liés au charbon (+ 1,311 milliard de dirhams).

Concernant la taxe intérieure sur la consommation appliquée au tabac manufacturé, les recettes ont progressé de 11,7 % pour atteindre 16,512 milliards de dirhams, soutenues principalement par la taxe sur les cigarettes. Un événement notable est la contribution de la taxe intérieure sur la consommation appliquée aux cigarettes électroniques à usage unique, mise en œuvre en 2025, qui a généré des revenus de 108,8 millions de dirhams.

Enfin, pour ce qui est de la taxe intérieure sur la consommation appliquée aux produits non énergétiques et au tabac, la tendance haussière s’est confirmée, affichant une croissance de 13,4 %, portant le total à 4,101 milliards de dirhams.

Cette performance est principalement due à l’augmentation de la taxe intérieure sur la consommation appliquée aux alcools (+ 35,3 %) et aux boissons gazeuses (+ 10,2 %), ainsi qu’au doublement des revenus perçus sur les produits sucrés. En revanche, les revenus issus de l’alcool ont enregistré une baisse de 2,1 %.

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