Hassan Lyamani : La proposition de la CGT concerne la cession des actifs à l’État, et non la nationalisation de la société.

Hussein Yamani, président du Front national pour la sauvegarde de la raffinerie marocaine de pétrole, a affirmé que ce qui est avancé concernant la proposition de la Confédération démocratique du travail pour la nationalisation de la société « Samir » ne reflète pas la réalité de l’initiative législative soumise au Parlement.
Yamani a précisé que la proposition présentée par la Confédération démocratique du travail au Conseil des conseillers concerne le transfert des actifs de la société marocaine de raffinage (Samir) à l’État marocain dans le cadre de la procédure de liquidation judiciaire ouverte depuis mars 2016, et non d’une proposition de nationalisation de l’entreprise comme certains le laissent entendre.
Il a ajouté que cette proposition est soumise au Parlement, dans ses deux chambres, depuis 2020, appelant les divers acteurs et parties intéressées à revenir à son texte et à le lire avant de porter des jugements ou de diffuser des informations inexactes à son sujet.
Le président du Front national pour la sauvegarde de la raffinerie marocaine de pétrole a indiqué que certains partis et syndicats ont abandonné les propositions liées au dossier « Samir », tandis que la Confédération démocratique du travail a maintenu sa volonté de discuter et de voter sur celles-ci, malgré le refus gouvernemental rencontré par cette initiative durant les mandats des gouvernements de Saâdeddine El Othmani et d’Aziz Akhannouch.
Yamani a confirmé que la proposition demeure à l’ordre du jour de la Chambre des représentants, notant que la poursuite du débat sur l’avenir de la raffinerie marocaine de pétrole dépend d’une volonté politique et législative capable de trouver des solutions à ce dossier qui suscite un large intérêt économique et social.
Il a conclu en insistant sur la nécessité de faire preuve de rigueur dans le traitement des informations relatives au dossier « Samir », et d’éviter la confusion entre les concepts de nationalisation et de transfert d’actifs à l’État dans le cadre des procédures légales en cours.




