Le livre scolaire en péril : les petites entreprises alertent sur l’exclusion des librairies et la menace pesant sur des centaines d’entre elles.

La fédération marocaine des petites entreprises a mis en garde contre les répercussions de ce qu’elle qualifie de « dysfonctionnements » touchant directement des centaines de petites entreprises et de librairies dans diverses régions du royaume, notamment en ce qui concerne la distribution des livres des « écoles de la réussite ».
Dans un communiqué de presse, la fédération a exprimé sa profonde inquiétude et son indignation face à ce qu’elle considère comme une absence de conditions de concurrence et d’égalité des opportunités. Elle estime que la manière dont est gérée la distribution des manuels scolaires suscite de réelles craintes quant à l’exclusion des libraires et à la consécration d’une domination commerciale au détriment de professionnels ayant accumulé des décennies de travail, d’investissement et de service aux familles et aux élèves.
La fédération a affirmé que le livre scolaire n’est pas qu’un simple produit ; il représente une part essentielle de l’écosystème des librairies et des libraires, et toute atteinte à leur rôle dans la chaîne de distribution pourrait menacer la pérennité de nombreuses librairies et petites entreprises.
Elle a demandé d’assurer des conditions commerciales équitables et des marges bénéficiaires justes, en rejetant toute pratique pouvant entraîner l’exclusion des libraires ou la mise en place d’une domination sur le marché du livre scolaire. Elle a également appelé à l’ouverture d’un dialogue urgent et responsable avec les représentants des professionnels afin de trouver des solutions garantissant l’équilibre au sein du secteur.
La fédération a souligné que sa défense des libraires ne vise pas uniquement à protéger un métier en particulier, mais reflète un souci pour les petites entreprises et l’économie locale, avertissant que la persistance de la situation actuelle pourrait mener à la fermeture de centaines de petites entreprises.
Elle a terminé son communiqué en réaffirmant que le livre scolaire est « la respiration des libraires et le poumon de leur existence », appelant à ne pas permettre l’étouffement de cette respiration et à garantir la continuité des professionnels dans l’exercice de leurs rôles au service des écoles, des familles et des élèves.




