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Les Suisses rejettent massivement l’initiative visant à consacrer un « neutralité permanente et armée » dans la Constitution.

Les Suisses ont largement rejeté, dimanche, l’initiative controversée visant à inscrire un « neutralité permanente et armée » dans la Constitution, selon les résultats finaux des référendums fédéraux.

70,1 % des électeurs ont voté contre le projet de « protection de la neutralité suisse », qui n’a reçu le soutien d’aucun canton. Cette initiative, soutenue par l’association « Pro Suisse » et la droite conservatrice (Union démocratique du centre), avait pour but d’interdire l’adhésion à tout alliance militaire ou de défense, ainsi que de restreindre la coopération en la matière aux situations de défense légitime.

L’initiative appelait également la Suisse à s’abstenir de participer à des conflits à l’étranger et à ne pas imposer de sanctions économiques ou diplomatiques aux pays en guerre, à l’exception des engagements liés aux Nations Unies, tout en renforçant son rôle en tant qu’intermédiaire international.

Le Conseil fédéral (gouvernement) et le parlement ont rejeté le projet, estimant que la neutralité devait rester un outil flexible de la politique étrangère, et non un principe rigide inscrit dans la Constitution. Les partisans de l’initiative, en revanche, soutiennent que la stricte neutralité est le meilleur moyen d’éviter d’entraîner le pays dans un conflit armé et de préserver son rôle d’intermédiaire international de confiance.

La Constitution a ancré la neutralité depuis la création de l’État fédéral en 1848, confiant au Conseil fédéral et au parlement la responsabilité de sa mise en œuvre. Cette flexibilité a permis à la Confédération d’adapter sa politique de neutralité à l’évolution du contexte géopolitique au fil des décennies.

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