Les créances douteuses continuent d’augmenter au Maroc, tandis que Bank Al-Maghrib note une forte croissance des financements pour 2026

Le Banque du Maroc a annoncé que les créances en souffrance ont enregistré une hausse de 2,6 % au mois d’avril 2026, tandis que leur proportion par rapport au total des prêts bancaires est restée presque stable à 8,3 %.
Dans son rapport sur la politique monétaire, publié à la suite de la deuxième réunion trimestrielle de son conseil pour l’année 2026, la Banque du Maroc a précisé que ces créances ont augmenté de 2,2 % pour les entreprises non financières privées, et de 3,3 % pour les ménages, atteignant respectivement 12,7 % et 10,7 %.
Concernant les prêts accordés par les institutions financières non bancaires au secteur non financier, une augmentation de 16,3 % a été observée au cours du premier trimestre de l’année 2026.
Cette évolution reflète la croissance des crédits accordés par les sociétés de financement (+14,4 %), les financements issus des banques étrangères (+27,1 %), ainsi que les prêts provenant des associations de microcrédit (+7 %).
En ce qui concerne les agrégats monétaires des placements en circulation, leur taux de croissance a accéléré, passant de 2,2 % au premier trimestre à 6,7 % en avril. Cela traduit une augmentation des obligations d’État de 2,5 % après une baisse de 3 %, ainsi qu’un accroissement du taux de croissance des obligations des organismes de placement collectif en valeurs mobilières concernant les emprunts, qui est passé de 4,7 à 7,5 %, et celles dédiées aux actions et aux placements divers, qui ont grimpé de 9,1 à 16,9 %.



