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Conseil national des droits de l’homme : La gestion des inondations dans les régions du Gharb et du Loukos, un modèle marocain exemplaire en matière de préparation et de réponse aux catastrophes.

Le Conseil national des droits de l’homme a affirmé que la gestion des inondations dans les régions du Ghaba et du Loukos a présenté un modèle de bonnes pratiques en matière de gestion des catastrophes naturelles, établissant ainsi un modèle marocain de préparation proactive face aux crises et aux catastrophes naturelles.

Le Conseil a précisé, dans ses conclusions préliminaires concernant la gestion de ces inondations en lien avec les normes internationales, que la gestion par les autorités publiques des inondations ayant touché les quatre provinces les plus affectées constitue une opportunité de développer un protocole national d’intervention préventive.

Il a ajouté que la gestion de ces inondations a montré des progrès clairs et tangibles en matière d’adoption des normes internationales et d’une approche centrée sur les droits de l’homme lors de la réponse à la crise des catastrophes naturelles.

Le Conseil national des droits de l’homme a salué les instructions royales adressées au gouvernement ainsi que la prise de mesures organisationnelles nécessaires, par lesquelles les quatre provinces les plus touchées (Larache, Kénitra, Sidi Kacem et Sidi Slimane) ont été déclarées zones sinistrées, entraînant la mise en place d’un programme d’assistance et de soutien aux victimes.

Il a mis en avant la rapidité d’intervention des autorités locales pour anticiper les risques potentiels d’inondations en mobilisant des moyens et dispositifs de sauvetage mis à la disposition de la population, ainsi que l’intervention des forces armées royales, de la gendarmerie royale, de la police nationale, de la protection civile, des forces auxiliaires et des autorités territoriales pour évacuer les sinistrés et sécuriser les biens dans les zones les plus touchées, notamment dans la ville de Ksar al-Kabir au début du mois de février.

Le Conseil a également salué la réaction des citoyens aux directives des autorités locales, et leur engagement durant leur évacuation ou leur transfert vers des zones sécurisées, « dans des conditions caractérisées par une grande organisation, contribuant à soutenir les efforts de protection et de réponse, une pratique exemplaire digne d’être documentée ».

Il a enregistré la prise de mesures d’urgence visant à suspendre les cours dans les provinces et communes concernées par les alertes, afin de préserver la sécurité des élèves et du personnel éducatif, tout en recourant à l’enseignement à distance et en prévoyant une reprise progressive des cours dans les établissements non touchés, en adoptant des solutions temporaires et innovantes dans certaines situations pour garantir la continuité de l’éducation.

En ce qui concerne la protection du droit à la santé, le Conseil a également noté positivement le lancement par les autorités publiques, en partenariat avec certaines associations spécialisées, de plusieurs opérations visant principalement à évacuer et rassembler les femmes enceintes, à accorder une attention particulière aux personnes âgées et aux personnes en situation de handicap, et à fournir des soins aux groupes souffrant de maladies chroniques.

Dans un contexte connexe, le Conseil a relevé la circulation d’un certain nombre de contenus numériques trompeurs « incluant des vidéos ou des photos anciennes ainsi que d’autres extraites de contextes différents, n’ayant aucun lien avec les inondations dans les zones concernées, mais ayant été observées dans d’autres pays ».

Des contenus supplémentaires ont également été identifiés, comportant des messages d’alerte trompeurs basés sur des systèmes d’intelligence artificielle, ainsi que la diffusion de vidéos et de contenus « documentant » des effondrements et des bâtiments emportés par des torrents, avec des accusations de mauvaise gestion des catastrophes principalement émises par des comptes situés hors du Maroc.

D’autre part, le Conseil national des droits de l’homme a pris note des avancées dans l’élaboration d’une stratégie nationale de gestion des catastrophes, qui inclut un ensemble de mesures préventives et de gestion pour faire face aux catastrophes naturelles.

Il a également recommandé d’élaborer des plans locaux globaux, régionaux et provinciaux à l’échelle des collectivités territoriales pour la gestion des risques d’inondations, intégrant une approche centrée sur les droits de l’homme et définissant les rôles et responsabilités des différents intervenants.

Le Conseil a appelé le gouvernement à revoir sa vision concernant les stratégies de réponse aux changements climatiques et au réchauffement climatique, reconnaissant que les changements climatiques ne sont pas uniquement tributaires de la succession d’années de sécheresse, mais également d’une intensification marquée des années pluvieuses et des inondations qui peuvent en résulter.

Il a insisté sur la nécessité d’intégrer les problématiques liées aux changements climatiques et aux interventions requises, tant pour lutter contre la sécheresse que pour faire face aux inondations, dans des projets de réaménagement du territoire, que ce soit sur la côte, en montagne ou dans les oasis.

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