Hussein Yamani s’interroge : le règlement du conflit entre « Samir » et « Coral » pourrait-il sauver la raffinerie marocaine ?

Hussein Yamani, secrétaire général du syndicat national des industries du pétrole et du gaz et président du front national pour sauver la raffinerie marocaine de pétrole, s’interroge sur l’issue du conflit entre l’État marocain et la société internationale « Coral ». Cela intervient alors que les informations limitées diffusées par le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements indiquent que le dossier est entré dans ses phases finales en vue d’un règlement.
Yamani a déclaré que ce litige, qui remonte à la plainte déposée par Mohamed Al-Amoudi en 2018, en raison de ce qu’il considère comme un sabotage de son investissement dans la société « Samir », demeure l’un des principaux facteurs qui ont entravé la recherche d’une solution définitive à la situation de la raffinerie. Cela est particulièrement pertinent après l’arrêt de ses activités en 2015 et son entrée en liquidation judiciaire en 2016, conséquence de déséquilibres financiers et d’une accumulation de dettes.
Il a ajouté que le règlement de ce différend international pourrait constituer un tournant décisif dans la détermination de l’avenir de la société « Samir », et ouvrirait la voie à la reprise de ses activités, d’autant plus que le Maroc a un besoin pressant de ses capacités nationales en matière de raffinage pétrolier.
Yamani a également soulevé des questions sur les responsabilités liées aux pertes considérables que le Maroc a subies dans ce dossier, depuis la phase de privatisation, en passant par ce qu’il a qualifié de mauvaise gestion et d’endettement excessif de l’entreprise, jusqu’à ce qu’il considère comme un manque de conditions pour le sauvetage et la protection des intérêts nationaux. Il appelle à un débat responsable sur l’avenir de cette installation stratégique.




