Santé

La Confédération des Syndicats des Pharmaciens du Maroc met en garde contre l’ouverture du capital des pharmacies et exige de l’Ordre national qu’il défende l’indépendance de la profession.

La Confédération des syndicats des pharmaciens du Maroc a adressé une correspondance au président de l’Ordre national des pharmaciens, en anticipation de la réunion prévue du Conseil de la concurrence le 17 février 2026. Cette réunion discutera de plusieurs questions fondamentales relatives à l’avenir de l’exercice de la profession pharmaceutique au Maroc, notamment le principe de l’ouverture du capital des pharmacies.

La Confédération a souligné dans sa lettre que la période actuelle est particulièrement sensible, étant donné le lien entre les points inscrits à l’ordre du jour et le cœur du système pharmaceutique national. Elle insiste sur le fait qu’il ne s’agit pas uniquement de questions organisationnelles ou concurrentielles, mais des fondements de l’exercice professionnel, de l’indépendance de la décision pharmaceutique et de la garantie de la continuité de la sécurité médicamenteuse nationale.

L’organisme professionnel a exprimé son refus catégorique du principe d’ouverture du capital des pharmacies, estimant que cela pourrait transformer la pharmacie d’une institution de santé ayant une mission thérapeutique et humaine en un simple projet commercial, ce qui risquerait d’affecter négativement la qualité des services, l’indépendance de la décision professionnelle et l’éthique de l’exercice. Elle a également mis en garde contre les conséquences de cette tendance sur l’équilibre économique des pharmacies, notamment celles de petite et moyenne taille, ce qui pourrait menacer la stabilité du réseau pharmaceutique national et l’accès des citoyens aux médicaments dans les différentes régions du Royaume.

La Confédération a appelé le président de l’Ordre national des pharmaciens à assumer sa responsabilité historique lors de la prochaine réunion et à exprimer clairement son refus de toute orientation qui pourrait mettre en péril l’indépendance des pharmaciens ou affaiblir la sécurité médicamenteuse nationale. Elle a précisé que toute réforme doit s’inscrire dans un cadre de participation réelle, respectant la représentation des organismes professionnels et préservant les acquis légaux et organisationnels de la profession.

La Confédération a conclu sa lettre en insistant sur la nécessité d’adopter une position claire et ferme qui reflète la volonté collective des pharmaciens et protège la profession contre toute dérive susceptible de compromettre sa noble mission sanitaire et son rôle vital au sein du système de santé national.

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page