La police française a arrêté 1435 personnes lors des manifestations de samedi.

La police a arrêté 1 435 personnes lors des manifestations concernant le coût de la vie qui ont eu lieu dans plusieurs régions de France samedi. Parmi elles, une centaine étaient en possession d’armes, essentiellement des objets courants pouvant être utilisés comme des armes, selon les déclarations du ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez, faites lundi.
Le ministre a affirmé à des médias locaux que « la situation était sous contrôle et qu’aucun incident grave n’a été signalé. Cependant, nous avons noté un niveau de violence très élevé à l’encontre des forces de l’ordre, similaire à celui observé le 17 octobre, lorsque les blessures dans les rangs des forces de sécurité ont atteint environ 267. »
Il a ajouté que « 1 435 personnes ont été interpellées sur l’ensemble du territoire français », dont « une centaine étaient armées », précisant qu’au cours des fouilles « des personnes se rendant aux manifestations », des « dizaines de couteaux, des boules de billard, des billes en verre, des lance-pierres et d’autres armes, ainsi que des pétards » avaient été saisies.
Le ministre a jugé que les forces de sécurité « sont souvent la cible de méthodes atteignant quasiment à des tentatives de meurtre ».
Par ailleurs, « environ 150 manifestants ont été blessés », dont trois grièvement. Le ministre a indiqué que la police avait ouvert des enquêtes internes, comme cela est habituel chaque fois que des actes de violence se produisent.
Samedi, environ 800 000 personnes ont à nouveau défilé dans les rues, selon la Confédération générale du travail (CGT), un nombre équivalent à celui participant aux manifestations du 17 octobre, bien que les autorités l’estiment à 410 000.
Le ministre a souligné que « les jours à venir ne connaîtront pas de changements », réaffirmant que le « couvre-feu » qui concerne « un peu plus de dix » zones resterait en vigueur.
Ces mesures interviennent dans un contexte d’appels à organiser de nouvelles manifestations le samedi 31 octobre, date qui coïncide avec les célébrations de Halloween.
Le ministre de l’Intérieur a déclaré : « Nous prévoyons que les conditions seront difficiles cette fois-ci également et que nous assisterons à une nouvelle journée de mobilisation », ajoutant : « Nous prendrons des mesures de sécurité extrêmement strictes. »




