L’Association des barreaux du Maroc annonce une intensification du mouvement et une cessation du travail en protestation contre le projet de loi sur la profession.

Le bureau de l’Association des barreaux marocains a publié un communiqué, suite à sa réunion tenue le 17 janvier 2026 dans ses locaux à Rabat, annonçant une série de mesures revendicatives renforcées en réaction aux développements du projet de loi sur la profession d’avocat et à certaines déclarations émanant de responsables gouvernementaux et parlementaires.
Le communiqué précise que le bureau a examiné les nouvelles professionnelles, évalué les actions revendicatives précédemment entreprises, et pris connaissance des dernières évolutions du projet de loi, exprimant son rejet des déclarations jugées irresponsables et nuisibles à la profession. Il insiste sur la nécessité de respecter l’indépendance du barreau et son rôle constitutionnel dans la défense des droits et des libertés.
Le bureau affirme également que les approches subjectives et erronées qui circulent concernant les causes des dysfonctionnements de la justice constituent une esquive au véritable débat sur la réforme du système judiciaire, insistant sur le fait qu’aucune loi qui ne jouit de l’adhésion des avocats ne sera en mesure d’atteindre ses objectifs.
Dans ce contexte, le bureau de l’association a décidé de :
– Appeler les avocats et les avocates à poursuivre la mise en œuvre des actions revendicatives annoncées, en suspendant l’ensemble des services professionnels aux dates indiquées dans le communiqué, avec une prolongation de l’arrêt d’activités pour une durée d’une semaine à partir du 26 janvier 2026.
– Se préparer à une intensification du mouvement en consolidant les dossiers et en continuant la cessation totale et prolongée du travail.
– Participer massivement à la manifestation nationale prévue le vendredi 6 février 2026, à partir de dix heures du matin, devant le Parlement à Rabat.
– Maintenir le bureau de l’association en état de réunion permanente afin de suivre l’évolution du dossier.
Le communiqué se termine par une réaffirmation de l’attachement de la profession à une pratique libre et indépendante de l’avocature, ainsi que par l’appel à se rassembler autour des institutions professionnelles pour défendre la dignité de la profession et sa mission.




