Santé

Le conseil régional des pharmaciens du sud tire la sonnette d’alarme sur l’exploitation illégale des données des pharmacies.

Le conseil régional des pharmaciens du Sud a mis en garde contre des pratiques croissantes de certaines plateformes numériques qui se basent sur la collecte et le traitement de données provenant des pharmacies. Il a souligné que ces opérations pourraient dépasser le cadre légal, notamment lorsqu’il s’agit de données pouvant être classées comme sensibles ou de santé.

Dans un communiqué de presse, le conseil a indiqué qu’il avait observé, grâce à des enquêtes techniques approfondies, des indicateurs préoccupants concernant l’utilisation de réseaux de pharmacies pour extraire des données liées aux ventes et aux comportements de consommation, puis réutilisées dans des rapports et analyses à des fins économiques ou commerciales, soulevant ainsi des questions juridiques et éthiques.

Le communiqué a affirmé que ces pratiques ne relèvent pas d’une gestion interne légitime des pharmacies, mais indiquent plutôt un exploitation externe organisée des données. Il a appelé à un strict respect des lois en vigueur, notamment la loi sur la protection des données personnelles 09-08, qui insiste sur le consentement préalable et la définition des finalités du traitement tout en garantissant la confidentialité, ainsi que sur la loi relative à l’échange électronique des données juridiques 53-05, qui impose la transparence et la sécurité des transactions numériques.

Dans ce contexte, le conseil a exhorté les pharmaciens à faire preuve de la plus grande prudence lors de la manipulation d’outils numériques et à s’assurer de la nature de l’utilisation des données professionnelles, sans permettre un accès à celles-ci en dehors d’un cadre légal clair.

Il a également encouragé les pharmaciens ayant des relations contractuelles avec des plateformes numériques à communiquer avec le conseil et à fournir les documents pertinents pour une évaluation juridique.

Le conseil a affirmé qu’il se réservait tous ses droits pour prendre les mesures légales et institutionnelles nécessaires afin de protéger la profession, défendre les intérêts des pharmaciens et garantir la protection des données liées à la santé.

Enfin, la docteure Saadia Mtoukil, présidente du conseil, a souligné que la profession de pharmacien reste un message fondé sur la confiance, la confidentialité et le service à la santé publique, et ne peut être réduite à une activité commerciale.

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