Société

Le journaliste Abdelkabir Khashichene rend hommage à l’illustre disparu Jamal Zaid : « Un journaliste noble et un homme fidèle »

Que Dieu ait en sa miséricorde l’ami, le frère et le collègue, Jamal Zaid.

Il faisait partie de cette génération qui a tout sacrifié, sauf ses valeurs essentielles. Il a vécu en demeurant fidèle à ses convictions, n’ayant jamais marchandé sur le principe. Même en luttant contre la maladie, il continuait à nous écrire, comme s’il voulait nous dire adieu à sa manière. Il a écrit : « Regardez ma palmeraie majestueuse, et vous comprendrez qui je suis parmi les Marocains. »

Peu avant, il avait publié une vidéo sur le calme qui règne dans le quartier d’Abdelkafi à Figuig. Ce jour-là, le paysage semblait ordinaire pour ceux qui ne connaissaient pas Jamal, mais aujourd’hui, il semble que son âme cherchait son ultime repos, un endroit de paix éternelle, là où se trouvent les palmiers, la palmeraie et la sérénité qu’il aimait tant.

Jamal Zaid était un journaliste de premier ordre. Il avait choisi la profession par conviction, laissant derrière lui les portes de la recherche académique, après avoir réalisé une thèse solide sous la direction du professeur Mohamed Barada, témoignant de la profondeur de sa formation et de la rigueur de sa pensée. Cependant, il a préféré être au cœur du métier, s’alignant sur la vérité et l’information responsable.

Je n’oublierai jamais notre première rencontre à la porte extérieure du journal Les Événements du Maroc, alors que nous nous préparions à passer l’examen oral. Il s’est tourné vers moi avec son sourire apaisant et a dit : « J’ai l’impression de te connaître depuis longtemps. » C’était une phrase anodine, mais le début d’une amitié qui a duré des années.

Nous avons passé une vie à « la table de la plage de la nymphe », ce nom que nous avons donné à la première table dans la salle de rédaction. Là, nous avons partagé des rires, l’élaboration d’idées, l’amertume des déceptions, et l’angoisse de ce métier, tout en prévoyant, dès le début, les signes d’une époque de futilité que nous redoutions.

Que Dieu te garde, Jamal… ô vrai fils de Figuig.

Je n’oublierai pas ma visite chez toi, il y a quelques semaines, à l’hôpital. Les mots ne sortaient pas, mais ta main serrée parlait. Il y avait peu de signes, mais j’ai compris ce que j’ai pu, et le reste est resté avec toi… Je l’ai confié à un Dieu clément, qui connaît les secrets des cœurs et sait combien tu étais pur de cœur, aimable, au langage raffiné et d’une grande dignité.

Dors en paix, cher ami. Ton image restera gravée dans nos mémoires comme nous t’avons toujours connu : un journaliste noble, un être fidèle, et un frère irremplaçable.

Nous sommes à Dieu et à lui nous reviendrons. Que Dieu te fasse miséricorde et t’accueille dans ses vastes jardins, et qu’il accorde à ta famille, tes proches et tes collègues patience et réconfort.

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