Société

Le prix du gazole s’enflamme à nouveau selon Al-Yamani

De manière urgente et sans hésitation, les stations de distribution ont augmenté, ce jeudi 16 juillet 2026, le prix du litre de gasoil d’au moins 60 centimes, atteignant ainsi un prix de vente minimum de 13,20 dirhams.

Bien que le marché marocain fonctionne avec l’originalité de modifier les prix tous les quinze jours, confirmant l’accord entre les acteurs pour ajuster les prix simultanément, il est également évident que les hausses s’appliquent immédiatement et sans délai, tandis que certaines marques sont lentes à diminuer les prix lorsque ceux-ci chutent sur le marché international.

La situation est claire aujourd’hui pour tous : la libéralisation des prix des combustibles, décidée par Abdelilah Benkirane en même temps que la cessation du raffinage du pétrole à la raffinerie de Mohammedia, n’était pas une coïncidence, mais une collusion entre le gouvernement de Benkirane et les lobbies contrôlant le marché des hydrocarbures au Maroc. L’objectif de cela est d’ouvrir la voie à ces entreprises pour augmenter leurs profits, tandis que l’argument de sauver le Fonds de compensation est une prétention évidente, face à la réalité déplorable de la santé publique et de l’éducation publique, sans oublier l’effondrement du pouvoir d’achat des Marocains.

La preuve de leur insistance à contrôler le marché des hydrocarbures et à imposer leurs prix réside dans le rejet au Conseil de la choura d’une proposition de loi régissant les prix des hydrocarbures et d’une proposition de loi visant à transférer les actifs de Samir au compte de l’État marocain, sans que la procédure législative ne soit complétée à la Chambre des représentants !

Nous réaffirmons que la libéralisation des prix des hydrocarbures a été décidée de manière aléatoire pour servir le lobby pétrolier qui contrôle le pouvoir politique, et la solution à tout cela serait de renverser cette libéralisation par une décision du Premier ministre, en appliquant le paragraphe 2 de l’article 2 de la loi sur la concurrence et la liberté des prix, ainsi qu’en revitalisant le raffinement du pétrole à la raffinerie de Mohammedia dans les plus brefs délais et en révisant la taxe sur les hydrocarbures.

Houssin Yamani, secrétaire général du syndicat national des industries pétrolières et gazières et président du front national pour sauver la raffinerie marocaine de pétrole.

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