Le veto russe suscite une vague de critiques internationales : la France et le Royaume-Uni expriment leurs regrets, tandis que Bahreïn plaide pour une solution politique définitive au sujet du Sahara.

L’utilisation par la Russie du droit de véto contre le projet de résolution américaine concernant le Sahara marocain, lors de la séance du Conseil de sécurité des Nations unies tenue ce vendredi, a suscité des réactions internationales variées, exprimant dans l’ensemble leur regret de l’incapacité du Conseil à adopter la résolution, tout en mettant en garde contre les conséquences que cela pourrait avoir sur l’avenir de la mission des Nations unies et sur le processus politique.
Dans ce contexte, la France, par la voix de son représentant auprès des Nations unies, a exprimé sa profonde désolation face au vote de la Russie contre le projet de résolution visant à renouveler le mandat de la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara (MINURSO).
Paris a confirmé que la mission onusienne joue un rôle essentiel dans le maintien de la stabilité de la région et dans la promotion de la confiance nécessaire pour avancer dans le processus politique, avertissant que la fin soudaine de ses activités serait extrêmement préoccupante, surtout avec le retour des tensions dans la région.
De son côté, le Royaume-Uni a exprimé sa grande déception face à la décision de la Russie d’utiliser le droit de véto contre le projet de résolution américain, considérant que cette démarche compromet les efforts du Conseil de sécurité sur ce dossier et met en péril la continuité de la mission onusienne, tout en menaçant de paralyser les progrès réalisés dans la voie politique visant à résoudre la question du Sahara.
La Bahreïn a également exprimé son regret quant à l’incapacité du Conseil de sécurité à adopter le projet de résolution américain, malgré les efforts déployés pour parvenir à une formule susceptible de contribuer à l’élaboration d’une feuille de route en faveur d’une solution politique définitive et durable à la question du Sahara.
Ces réactions surviennent à la suite de l’échec du Conseil de sécurité à faire passer le projet de résolution américain, après que la Russie a usé de son droit de véto, alors que onze membres soutenaient le projet, contre trois membres qui s’étaient abstenus de voter, un développement qui remet en lumière les divergences des positions internationales concernant l’avenir du conflit et les mécanismes onusiens chargés de l’accompagner.




