Faits divers

L’Iran autorise officiellement les femmes à conduire des motos et des scooters.

Une source d’information iranienne a rapporté mercredi que les femmes en Iran peuvent désormais officiellement obtenir un permis pour conduire des motos et des scooters, mettant ainsi fin à l’ambiguïté juridique qui entourait cette question.

Bien que la législation sur la circulation routière n’interdisait pas explicitement aux femmes de conduire ces engins, les autorités ne leur délivraient pas de permis.

En raison de cette confusion, les conductrices de motos, dont le nombre augmente dans le pays, supportaient la responsabilité légale en cas d’accident, même lorsqu’elles en étaient les victimes.

L’agence de presse « Ilna » a indiqué mercredi que le vice-président iranien, Mohammad Reza Aref, a signé mardi un décret approuvé par le Conseil des ministres à la fin de janvier, visant à clarifier cette situation.

Cette décision intervient après une vague de manifestations qui a éclaté fin décembre en raison de la détérioration des conditions de vie, et qui s’est rapidement transformée, les 8 et 9 janvier, en un mouvement exprimant des slogans contre la République islamique.

Les autorités reconnaissent la mort de milliers de personnes, mais affirment que la majorité d’entre elles étaient des membres des forces de sécurité ou des passants, tués par des « terroristes » agissant pour le compte des États-Unis et d’Israël.

Des organisations de défense des droits humains mettent en garde contre une possible augmentation significative du nombre de morts liés aux manifestations.

Selon l’agence de presse Ilna, la loi sur les véhicules à deux roues impose à la police de la circulation « de fournir une formation pratique aux candidates, d’organiser un examen sous sa supervision directe, et de délivrer des permis de conduire des motos aux femmes ».

Après la victoire de la révolution islamique en 1979, certaines activités sont devenues interdites aux femmes, et socialement inacceptables.

Les restrictions vestimentaires ont constitué un défi pour les conductrices de motos, avec l’obligation du port du hijab.

Cependant, ces dernières années, de plus en plus de femmes ont commencé à défier ces règles. Cette tendance s’est intensifiée depuis 2022, après la mort de la jeune Mahsa Amini lors de son arrestation par la police des mœurs pour avoir enfreint les exigences vestimentaires strictes.

Sa mort a suscité des manifestations de grande ampleur à travers le pays, durant lesquelles les femmes participantes ont appelé à davantage de libertés.

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