Société

Lors de sa rencontre avec les organisations syndicales et professionnelles de la presse, le secrétaire général de la Fédération de la gauche démocratique réaffirme son rejet du projet de loi de réorganisation du Conseil national de la presse.

Les organisations syndicales et professionnelles du secteur de la presse et de l’édition ont tenu ce matin, mardi 6 janvier 2026, une rencontre avec Abdel Salam El Azizi, secrétaire général du Parti de la Fédération de la gauche démocratique, au siège central du parti à Casablanca. Cette réunion était consacrée aux développements concernant le projet de loi 25/26, suite à son adoption par le gouvernement, reposant sur sa majorité au Conseil des conseillers. Cela a été accompagné d’un retrait collectif de l’opposition lors de la séance de vote et de sa demande de renvoi de ce projet à la Cour constitutionnelle.

Au cours de cette rencontre, les organisations syndicales et professionnelles, notamment le Syndicat national de la presse marocaine, la Fédération marocaine des éditeurs de journaux, l’Université nationale de presse et de communication/UMT, le Syndicat national de l’information et de la presse/CDT, et la Confédération marocaine des éditeurs de presse et de médias numériques, ont exposé le parcours de plaidoyer qu’elles ont entrepris pour ramener le projet à la table du dialogue social responsable et productif, favorisant un large consensus entre les différentes parties prenantes, tout en fournissant les garanties légales nécessaires à ce texte législatif.

Les organisations ont précisé que ce parcours avait inclus la rédaction de mémorandums et de lettres, ainsi que la tenue d’une série de réunions avec les institutions concernées, prenant ainsi l’entière responsabilité d’attirer l’attention sur les dysfonctionnements d’ordre constitutionnel et légal que comportait le projet. Ces dysfonctionnements ont été confirmés par les avis consultatifs émis par le Conseil économique, social et environnemental, ainsi que par le Conseil national des droits de l’homme.

Elles ont également salué l’engagement de l’opposition au sein des deux chambres du Parlement, cherchant à améliorer le texte législatif dans l’intérêt général et à protéger le secteur de la presse et de l’édition, qu’elles considèrent comme vital et stratégique, tout en exprimant leur gratitude envers la direction du Parti de la Fédération de la gauche démocratique pour son soutien aux revendications des organisations syndicales et professionnelles et pour la défense de l’organisation autonome et de la profession.

De son côté, Abdel Salam El Azizi a exprimé, en présence de membres du bureau politique, l’appréciation du parti pour l’initiative de dialogue et de communication menée par les organisations syndicales et professionnelles avec divers acteurs politiques, syndicaux et de droits humains. Il a rappelé la position du parti qui rejette le projet de loi de réorganisation du Conseil national de la presse depuis le début, en raison des dispositions en contradiction avec les prescriptions de la Constitution, les lois régissant le secteur et les engagements internationaux du Maroc en matière de droits et de libertés, en plus du fait qu’il a été élaboré sans une réelle participation collective des professionnels.

El Azizi a affirmé que la Fédération de la gauche démocratique se tenait aux côtés des luttes sociales, des droits et des efforts législatifs, considérant que le passage de ce projet de loi dans sa forme actuelle représente un recul grave dans une série de reculs en matière de droits et de libertés. Il a appelé à la construction d’une démocratie véritable qui soit en adéquation avec les défis nationaux, régionaux et internationaux actuels.

Il a mis en garde contre les tentatives de façonner un paysage médiatique et journalistique selon des considérations politiques et d’intérêts étroits, saluant le renvoi de la loi à la Cour constitutionnelle comme une étape significative dans le cadre de la lutte sociale pour obtenir une loi fondée sur une méthodologie participative et des principes d’organisation autonome, indépendante, démocratique et transparente, ainsi qu’un équilibre entre les différentes composantes du corps journalistique.

En conclusion de la réunion, le secrétaire général de la Fédération de la gauche démocratique a appelé à la convergence des luttes entre les différents secteurs professionnels touchés, afin de renforcer leur position de négociation pour obtenir leurs revendications légitimes, réaffirmant le soutien du parti aux organisations syndicales et professionnelles du secteur de la presse et de l’édition dans leur lutte pour une organisation autonome, indépendante, démocratique et proportionnellement représentée.

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page