Le Conseil des ministres soutient le ministre de la Justice et adopte la loi régissant la profession d’avocat.

Dans une étape qui suscite de vives controverses, le Conseil de gouvernement marocain, sous la présidence d’Aziz Akhannouch, a approuvé, ce jeudi 18 janvier 2026, le projet de loi n° 66.23 relatif à l’organisation de la profession d’avocat, après une discussion et un examen des commentaires formulés, présenté par le ministre de la Justice.
Ce nouveau texte vise à moderniser le cadre juridique de la profession, à définir les conditions d’exercice de l’avocature, les règles de discipline et de responsabilité professionnelle, ainsi que les mécanismes de protection des droits des clients. Il organise également la relation entre les avocats et les autorités judiciaires et administratives, garantissant ainsi l’indépendance de la profession et l’amélioration du niveau de l’exercice juridique.
Cependant, cette approbation n’est pas passée inaperçue et a suscité des réactions de colère au sein du corps des avocats, qui estiment que certaines dispositions de la loi portent atteinte à l’indépendance de leur profession et à leurs droits fondamentaux.
Des organisations professionnelles ont ainsi annoncé la tenue d’une grève générale de deux jours, affectant tous les tribunaux, en protestation contre le passage de la loi, refusant ce qu’ils qualifient d’entêtement du ministre de la Justice.
Ainsi, le Maroc se retrouve face à une nouvelle crise entre le gouvernement et le secteur de l’avocature, où les avocats cherchent à exercer des pressions sur les autorités pour rouvrir le dialogue autour du projet de loi, tandis que le Conseil de gouvernement semble avoir choisi de soutenir le ministre et de faire passer sa réforme controversée malgré les contestations.




