Economie

Moody’s Ratings relève les perspectives de notation du Maroc à « Positives »

La ministère de l’Économie et des Finances a annoncé que l’agence de notation « Moody’s Ratings » a relevé les perspectives liées à la note de crédit du Maroc, actuellement attribuée à « Ba1 », passant de « stable » à « positive », tant pour les émissions de dette à long terme en devises étrangères qu’en monnaie locale.

Dans un communiqué, le ministère a précisé que le rapport d’évaluation de Moody’s a indiqué que ces « perspectives positives » reflètent l’amélioration progressive de la puissance économique et financière du Maroc, ce qui pourrait renforcer encore son profil de crédit. Il a également mentionné que si cette dynamique se poursuit, la voie serait ouverte pour une élévation de la note de crédit du royaume.

Selon l’agence, cette révision des perspectives est soutenue par une amélioration des prévisions de croissance économique du pays, alimentée par une augmentation des taux d’investissement et la poursuite des réformes structurelles visant à transformer l’économie et à rehausser ses capacités de croissance.

Bien que le revenu par habitant demeure en deçà de celui des pays ayant des notes plus élevées, l’agence estime que la combinaison d’une croissance plus durable, d’une diversification économique croissante et d’un niveau d’investissement élevé indique une amélioration structurelle du parcours de croissance du Maroc.

L’agence a noté en particulier que la croissance non agricole s’est régulière ces dernières années, et devrait dépasser 5 % en 2025, ce qui traduit une diminution de la dépendance à la production agricole volatile, et permet d’assurer une croissance plus stable et prévisible à l’avenir.

D’autre part, Moody’s prévoit la continuation d’une dynamique de croissance relativement élevée, soutenue par d’importants investissements publics et privés, notamment dans les infrastructures de transport, la logistique, l’énergie et l’eau, ainsi que par la poursuite des réformes visant à consolider le climat des affaires et à attirer davantage d’investissements.

Le rapport souligne que ces projets contribueront à renforcer la connectivité logistique, à atténuer certaines contraintes liées au climat et à soutenir la compétitivité de l’économie, tandis que les politiques industrielles favoriseront le développement de secteurs à forte valeur ajoutée et renforceront les capacités d’exportation.

L’agence a également signalé que l’amélioration des performances budgétaires constitue un autre facteur soutenant ces perspectives positives, car elle devrait contribuer à limiter le fardeau de la dette à moyen terme, malgré les pressions persistantes liées aux dépenses sociales et aux besoins d’investissement.

Dans ce même contexte, Moody’s a considéré que, bien que le rythme de réduction du déficit budgétaire soit progressif, le renforcement de la mobilisation des ressources fiscales, l’orientation vers des dépenses sociales plus ciblées, la réforme des entreprises publiques et la diversification des sources de financement des grands projets seront autant de facteurs contribuant à renforcer la durabilité des finances publiques.

L’agence a conclu que la confirmation de la note « Ba1 » reflète la solidité des institutions et de la gouvernance au Maroc, ainsi que la poursuite de la diversification de son économie, louant la gestion judicieuse du secteur macroéconomique, la disponibilité de réserves suffisantes de devises, et l’accès fluide aux financements locaux et extérieurs, ce qui renforce la résilience du pays face aux chocs.

Cependant, l’agence a noté que certains facteurs continuent de peser sur la note, notamment le niveau relativement faible du revenu par habitant, l’exposition aux chocs climatiques, ainsi que les risques potentiels liés aux entreprises publiques et au système bancaire.

Dans ce contexte, le communiqué a souligné que l’amélioration des perspectives de croissance et la poursuite d’une politique budgétaire prudente renforceront la confiance dans la capacité du Maroc à relever ces défis, tout en conservant une marge de manœuvre budgétaire suffisante pour répondre aux besoins sociaux et aux investissements de développement.

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