Nouveau retour d’Idriss Benhima à travers un cabinet d’études à Casablanca après la signature d’un accord avec le syndicat des pharmaciens.

Le nom d’Idriss Benhima refait surface, cette fois du côté du secteur privé, suite à la signature d’un accord officiel entre le Conseil national de l’Ordre des pharmaciens et la société « Linkers Advocacies » qu’il dirige, en vue de réaliser une étude stratégique pour répondre au rapport du Conseil de la concurrence.
L’accord a été signé en présence du président du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens, Dr Hamza Ghadira. La confrérie a déclaré que cette initiative vise à adopter une approche « institutionnelle et scientifique » pour défendre l’indépendance des pharmaciens, la durabilité des pharmacies et l’équilibre du système pharmaceutique national.
Selon les informations fournies lors de l’événement, l’étude est financée par les pharmaciens de la ville de Fès au bénéfice du Conseil national et de la profession dans son ensemble, dans un cadre décrit comme « solidarité professionnelle », visant à proposer des alternatives et des suggestions pratiques concernant l’avenir du secteur.
Ce retour de Benhima témoigne de son influence continue au sein des cercles de décision et de consultation après avoir quitté des postes de responsabilité officielle. Son bureau d’études et de conseil basé à Casablanca est désormais actif dans des dossiers stratégiques et sensibles liés à divers secteurs économiques et professionnels.
Le même bureau avait précédemment supervisé une étude relative au secteur du cannabis, suite à sa légalisation au Maroc, étude qui avait suscité de vives critiques parmi de nombreux agriculteurs et professionnels, jugée à l’époque déconnectée de la réalité du secteur et des attentes des acteurs locaux.
Des observateurs estiment que le retour de figures venues du monde de l’administration et des institutions publiques dans l’arène d’influence par le biais de bureaux d’études et de conseils privés illustre une transformation croissante de la nature du pouvoir et de la médiation au sein de plusieurs secteurs vitaux. Désormais, l’expertise et les relations institutionnelles sont considérées comme des éléments clés dans la gestion des grandes questions et la formulation des orientations professionnelles et économiques.




