Benabdallah confirme l’engagement du Parti du Progrès et du Socialisme face à la loi sur la presse controversée

Les organisations syndicales et professionnelles représentant le secteur de la presse et de l’édition ont tenu, le vendredi 2 janvier 2026, une réunion avec Mohamed Nabil Benabdallah, secrétaire général du Parti du progrès et du socialisme, au siège central du parti à Rabat. Cette rencontre était consacrée à l’examen des nouvelles dispositions du projet de loi n° 25/26, après son adoption par le gouvernement en raison de sa majorité numérique au sein du Conseil des conseillers.
Ce rendez-vous s’inscrit dans un contexte politique et législatif tendu, marqué par le retrait des groupes d’opposition lors de la séance de vote et la présentation d’une demande au président du Conseil des conseillers pour renvoyer le projet devant la Cour constitutionnelle, en raison des anomalies constitutionnelles et légales qu’il soulève.
Au cours de cette rencontre, les organisations syndicales et professionnelles, comprenant le Syndicat national de la presse marocaine, la Fédération marocaine des éditeurs de journaux, l’Université nationale de la presse, des médias et de la communication (UMT), le Syndicat national de l’information et de la presse (CDT) ainsi que la Confédération marocaine des éditeurs de journaux et de médias électroniques, ont détaillé le parcours qu’elles ont suivi depuis la présentation du projet de loi. Leur objectif était de le ramener à la table du dialogue social responsable et productif, favorisant ainsi un large consensus entre les différentes parties prenantes et fournissant les garanties légales nécessaires à la protection de la profession.
Les organisations ont affirmé qu’elles avaient pris leurs responsabilités en alertant sur les anomalies constitutionnelles et légales contenues dans le texte, des anomalies corroborées par des avis consultatifs émanant de deux institutions constitutionnelles, à savoir le Conseil économique, social et environnemental, et le Conseil national des droits de l’homme.
Les organisations syndicales et professionnelles ont également rappelé le rôle responsable joué par les groupes d’opposition au sein des deux chambres du Parlement, qui ont cherché, depuis leur position politique, à améliorer le texte législatif pour servir l’intérêt général et protéger le secteur de la presse, considéré comme stratégique et vital.
Dans ce contexte, elles ont exprimé leur haute estime pour le plaidoyer fort mené par le groupe parlementaire du Parti du progrès et du socialisme, autant pendant la phase de présentation du projet à la Chambre des représentants qu’à travers les activités et réunions organisées ou auxquelles le parti a participé, soutenues en permanence par les médias de parti.
Les organisations ont réitéré leurs remerciements à la direction du Parti du progrès et du socialisme pour son soutien clair et responsable aux côtés des organisations syndicales et professionnelles, dans leur combat légitime en défense de l’institution de l’organisation autonome et des droits et acquis des professionnelles et professionnels du secteur de la presse et de l’édition.
De son côté, Mohamed Nabil Benabdallah a accueilli les organisations présentes, exprimant son appréciation pour le rôle qu’elles jouent dans la défense des questions professionnelles et nationales, tout en mettant en garde contre les dangers de la phase actuelle qui, selon lui, nécessite la convergence des efforts de toutes les forces vives sans exclusion, pour faire face à ce qu’il a qualifié de « dérive législative ».
Le secrétaire général du Parti du progrès et du socialisme a souligné l’importance de préserver l’unité du corps professionnel et de renforcer la coordination entre ses composantes, tout en s’ouvrant à différentes forces militantes pour la liberté et la pluralité de la presse, et l’indépendance de l’organisation autonome de la profession. Il a appelé à renforcer le travail commun pour stopper les reculs constatés et éviter de répéter ce que les pratiques gouvernementales des dernières années ont entraîné, à savoir l’unilatéralisme dans la législation et la prise de décision.
Benabdallah a confirmé l’engagement fort et responsable de son parti dans toutes les initiatives restantes pour faire face à cette loi rejetée, en tête desquelles la procédure de renvoi devant la Cour constitutionnelle, que ce soit à travers le Conseil des conseillers ou la Chambre des représentants. Il a, en conclusion de la rencontre, appelé à élargir le front de confrontation face à l’insistance sur l’exclusion des opinions et contributions diverses, et l’imposition des textes en s’appuyant sur la majorité numérique, ce qui porte atteinte à l’essence de la démocratie participative et à l’esprit de la Constitution.




