Société

L’Université Nationale du Secteur Agricole appelle à des manifestations et organise un rassemblement à Meknès en parallèle de l’Exposition Internationale de l’Agriculture.

Le bureau universitaire de la Fédération nationale du secteur agricole a annoncé son appel à réussir la « bataille de la dignité et de l’équité pour les travailleurs du secteur agricole », en chargeant la direction exécutive de peaufiner la formulation finale et de déterminer la date d’une manifestation à Meknès, coïncidant avec les événements du Salon international de l’agriculture.

Cette décision fait suite aux résultats de la réunion du comité administratif de la fédération tenue le 4 avril 2026, qui a appelé à la reprise du programme de lutte nationale, en raison de ce que l’organisation a qualifié de « retard dans l’exécution des engagements gouvernementaux » et de « poursuite du gel de plusieurs dossiers en suspens » liés aux travailleurs agricoles.

Le bureau universitaire a confirmé, dans un communiqué publié après une réunion exceptionnelle à distance le samedi 18 avril, qu’il a adopté un programme de protestation progressif, incluant des manifestations régionales et locales à partir du 7 mai prochain, suivies d’une manifestation devant le ministère des Finances puis devant le ministère de l’Agriculture le 23 mai, culminant avec une grève générale au début de juin.

L’organisation a également appelé à une large mobilisation parmi les travailleurs agricoles de toutes les composantes, employés, cadres et ouvriers agricoles, afin de réussir ce qu’elle appelle la « bataille de la dignité et de l’équité », et de réclamer l’exécution des accords de dialogue social sectoriel, ainsi que d’accélérer l’adoption des statuts en suspens dans plusieurs établissements relevant du secteur agricole.

Parmi les demandes que la fédération a réaffirmées figurent les dossiers relatifs au statut des employés des établissements publics agricoles, l’intégration des détenteurs de diplômes, l’amélioration des conditions de travail des employés du secteur, ainsi que la demande d’abolition des disparités salariales entre le salaire minimum agricole et industriel d’ici 2028.

Le bureau universitaire a également salué la conférence de presse organisée par la fédération le 16 avril, ainsi que l' »interaction médiatique positive » qui en a résulté, et l’accord collectif signé avec la direction de l’Office national des céréales et des cultures, le considérant comme un « acquis important » pour les travailleurs.

En conclusion de son communiqué, l’organisation a appelé toutes les composantes de la fédération à s’engager fortement dans les actions de protestation à venir, réaffirmant la poursuite de la mobilisation jusqu’à l’atteinte des revendications, et soulignant que « ce qui ne se réalise pas par la lutte s’obtient par davantage de lutte ».

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