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140 médicaments dérivés du cannabis : des clarifications exigées sur les noms, les maladies traitées et les entreprises fabricantes.

La déclaration du directeur général de l’Agence nationale de réglementation des activités liées au cannabis concernant l’enregistrement de plus de 140 produits médicaux dérivés du cannabis a suscité de nombreuses interrogations. Il a en effet affirmé qu’ils sont désormais enregistrés auprès de l’Agence marocaine des médicaments et des produits de santé et disponibles dans des centaines de points de vente autorisés.

Dans ce contexte, le Observatoire marocain de protection des consommateurs a exprimé sa surprise face à cette annonce, considérant que les milieux médicaux et pharmaceutiques, ainsi que les chercheurs et citoyens, manquent d’informations suffisantes sur ces produits, tant sur leurs noms commerciaux ou scientifiques que sur leurs usages thérapeutiques, ou les conditions pour leur prescription et leur délivrance.

L’Observatoire s’est interrogé quant à savoir si le directeur général de l’Agence nationale de réglementation des activités liées au cannabis compte s’adresser au grand public pour révéler les noms de ces médicaments, les maladies qu’ils traitent, ainsi que les entreprises nationales qui les ont fabriqués, tout en précisant leur disponibilité effective dans les pharmacies et les établissements de santé.

Il a également appelé à la publication d’une liste officielle et détaillée comprenant les noms de tous les médicaments et produits dérivés du cannabis qui ont été enregistrés, les raisons de leur utilisation médicale et thérapeutique, les bases scientifiques ayant fondé leur enregistrement, leur statut légal, ainsi que les études cliniques ou références scientifiques prouvant leur efficacité et leur sécurité.

Enfin, l’Observatoire a affirmé que la publication de ces données renforcerait la confiance des citoyens envers les institutions et ancrerait le droit à l’information, soulignant que le secteur pharmaceutique est directement lié à la santé des citoyens et que toute annonce relative à de nouveaux médicaments devrait être accompagnée d’une communication institutionnelle basée sur la transparence et la divulgation complète des données scientifiques et légales.

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