La Société nationale de la presse marocaine et le Syndicat des journalistes mauritaniens mettent en garde contre les discours de haine et d’incitation en ligne.

La Syndicat national de la presse marocaine et le Syndicat des journalistes mauritaniens ont appelé à lutter contre les discours de haine, l’incitation et la désinformation sur les réseaux sociaux, avertissant des dangers que représentent les campagnes numériques visant à exacerber les différends et à semer la discorde entre les peuples marocain et mauritanien.
Dans un communiqué commun publié à Nouakchott le 24 octobre 2026, les deux syndicats ont affirmé que les relations entre le Maroc et la Mauritanie ne sont pas simplement géographiques ou basées sur des intérêts circonstanciels, mais reposent sur une histoire commune ainsi que des liens fraternels, culturels et humains profonds. Ils considèrent que les tentatives de perturber cette relation par des campagnes provocatrices, de stigmatisation et de désinformation sont contraires aux aspirations des deux peuples à renforcer et développer leurs relations.
Le communiqué a noté que certains comptes et pages sur les réseaux sociaux, ainsi que certains médias, diffusent des contenus qui dépassent les limites d’une critique légitime pour devenir des outils d’incitation, d’offense et de généralisation, en attribuant à l’ensemble d’un peuple la responsabilité de positions ou de commentaires individuels, ou en propageant des stéréotypes déformés susceptibles de nuire à la confiance mutuelle entre les citoyens des deux pays.
Les deux organisations syndicales ont également mis en garde contre l’utilisation douteuse de comptes fictifs ou anonymes, ainsi que contre l’exploitation de fausses informations et de contenus tronqués pour susciter des tensions, amplifier les différends et créer des batailles virtuelles qui ne reflètent pas nécessairement la réalité des sentiments des deux peuples ni la profondeur des relations qui les unissent.
Le communiqué a insisté sur le fait que la liberté d’expression est un droit fondamental sans lequel le travail démocratique et médiatique ne peut être efficace. Toutefois, son exercice demeure lié à la responsabilité, et elle ne doit pas être utilisée comme un prétexte pour semer la haine, inciter à l’hostilité ou porter atteinte à la dignité des individus et des peuples.
Dans ce contexte, les deux syndicats ont exprimé leur rejet total de toute utilisation provocatrice et incontrôlée des réseaux sociaux visant à propager la haine ou à appeler à la division et à l’hostilité. Ils ont appelé les journalistes, les institutions médiatiques et les acteurs numériques à se conformer aux règles de vérification des informations, à respecter les déontologies professionnelles et à éviter de reproduire des discours hostiles ou de donner une plus grande résonance aux fausses nouvelles et aux contenus trompeurs.
Ils ont également encouragé les plateformes numériques et les autorités concernées à s’opposer aux contenus incitant à la haine, à la discrimination ou à la violence, conformément aux lois en vigueur, tout en garantissant le respect de la liberté d’expression et en veillant à ce que les mesures de lutte ne restreignent pas la critique légitime ou les opinions divergentes.
Les deux organisations ont appelé les citoyens des deux pays à ne pas céder aux discours d’incitation, de stigmatisation et de généralisation, et à ne pas partager de contenus provocateurs ou d’informations non vérifiées, soulignant que les comptes individuels et les commentaires offensants ne représentent pas les peuples, et qu’ils ne doivent pas être utilisés comme prétexte pour porter un jugement sur l’ensemble d’une société ou pour diminuer ses valeurs, son identité et sa dignité.
Enfin, les syndicats ont déclaré leur engagement à renforcer la coopération et la coordination dans le domaine de la sensibilisation médiatique, à promouvoir une culture de vérification de l’information, à lutter contre les discours de haine et d’incitation, et à encourager des initiatives professionnelles communes renforçant la communication entre les journalistes et les professionnels des médias des deux pays.
Le communiqué conclut en affirmant que la protection des relations marocaines et mauritaniennes est une responsabilité collective nécessitant vigilance et discernement, et que faire face aux discours de discorde ne doit pas se faire par la production de discours contraires basés sur l’injure et l’incitation, mais par la prise de conscience, le dialogue, la vérification des faits et l’adhésion aux valeurs de respect mutuel.
Les deux syndicats ont réaffirmé que les liens sociaux, culturels et humains solides ainsi que les intérêts communs entre les deux pays exigent de préserver la confiance mutuelle et de travailler à son développement, insistant sur le fait que la fraternité des deux peuples est plus forte que les campagnes de déstabilisation et plus ancrée que les discours de haine, et que les médias, au cœur de leur mission, doivent être un pont de communication entre les peuples et non un outil de division ou d’incitation à l’hostilité.




