La Confédération Démocratique du Travail tire la sonnette d’alarme : « Samir » approche du point de non-retour.

La Confédération démocratique du travail (CDT) a renouvelé sa demande auprès du Premier ministre pour une intervention urgente afin de sauver l’entreprise « Samir » et de reprendre l’activité de raffinage du pétrole, avertissant des pertes continues après plus de dix ans d’arrêt de la production suite à la liquidation judiciaire en 2016.
Le bureau exécutif de la confédération a affirmé que la mise à l’arrêt de la raffinerie entraîne une dégradation des actifs industriels, une augmentation des coûts de maintenance, une perte d’expertises et de compétences nationales, en plus de priver les travailleurs de certains droits acquis.
Le syndicat a souligné que l’échec des efforts de cession judiciaire de l’entreprise est principalement lié à un manque de clarté sur l’avenir de l’industrie de raffinage du pétrole au Maroc, ainsi qu’aux conséquences du litige entre l’État marocain et l’ancien propriétaire de l’entreprise devant le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements.
La confédération a appelé le gouvernement à prendre des mesures pratiques et urgentes pour lever les obstacles qui empêchent la reprise du raffinage au sein de l’entreprise Samir, afin de préserver la sécurité énergétique nationale, protéger les actifs industriels restants et le capital humain, ainsi que récupérer les postes de travail et les droits sociaux des employés.




