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La Réseau Syndical de l’Immigration au Maroc dénonce le nouveau pacte européen sur l’immigration et l’asile et appelle à une approche respectueuse des droits humains.

La Réseau Syndical des Migrants au Maroc (RSMMAROC) a exprimé sa forte condamnation du nouveau pacte européen sur la migration et l’asile, le qualifiant de tournant inquiétant vers une politique fondamentalement axée sur une approche sécuritaire, un renforcement du contrôle des frontières, et un tri des migrants pour les éloigner, plutôt que d’adopter une approche globale fondée sur la protection des droits de l’homme et le respect des engagements internationaux en matière de migration et d’asile.

Le réseau a affirmé que ce pacte reflète l’augmentation de l’influence des discours et politiques qui promeuvent l’idée d’une « Europe forteresse », basée sur la peur de la migration et la corrélation avec diverses crises sociales et économiques. Il estime que de telles tendances contribuent à alimenter des manifestations de discrimination, de racisme et de xénophobie, et impactent négativement les valeurs de solidarité et de coexistence entre les peuples.

Le réseau a mis en garde contre les conséquences potentielles de ces politiques sur le Maroc, qui est à la fois un pays de transit, d’accueil et de départ pour les migrants, notant que l’Union européenne cherche de plus en plus à transférer le fardeau de la gestion de la migration vers les pays du Sud. Il a considéré que les migrants et les migrantes seront les premiers touchés par ces politiques, pouvant mener à une aggravation de la vulnérabilité et à des violations des droits.

Le réseau a insisté sur le fait que la migration est un droit humain et non un crime, appelant les syndicats, les associations, les forces démocratiques et les défenseurs des droits dans les deux rives de la Méditerranée à unir leurs efforts et à renforcer la mobilisation conjointe pour contrer les politiques qui violent les droits des migrants et portent atteinte à leur dignité humaine.

Dans ce contexte, le réseau a exigé la garantie des droits fondamentaux des migrants, notamment le droit à la santé, à l’éducation, au travail et à l’accès à la justice, tout en plaidant pour des politiques migratoires justes et humaines qui s’attaquent aux causes profondes de la migration, et en appelant à une révision de la loi marocaine 03-02 pour l’aligner sur les normes internationales en matière de droits humains.

Il a également réaffirmé la nécessité de lutter contre toutes les formes de racisme, de discrimination et de xénophobie ciblant les migrants et les communautés migrantes, considérant que le respect de la dignité humaine doit rester au cœur de toute politique migratoire.

En conclusion de sa déclaration, le Réseau Syndical des Migrants au Maroc a exhorté l’Union européenne à respecter les principes du droit international et des droits humains dans la gestion des questions de migration et d’asile, et a demandé au gouvernement marocain de ne pas accepter d’accords ou d’arrangements susceptibles de transformer le Maroc en garde-frontière de l’Europe au détriment des droits et de la dignité des migrants.

Le réseau a confirmé son engagement continu en faveur d’une migration digne, sécurisée et organisée, fondée sur le respect des droits humains et la promotion de la justice et de la solidarité entre les peuples, considérée comme essentielle pour construire des sociétés plus équitables et cohésives.

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