Santé

Le collectif des associations de l’autisme appelle à renforcer la protection psychologique et sociale des familles après la tragédie de Salé.

Le collectif des associations œuvrant dans le domaine de l’autisme au Maroc a appelé à renforcer le système de protection sociale et psychologique pour les personnes atteintes d’un trouble du spectre autistique et leurs familles. Cet appel fait suite à la tragédie familiale survenue à Salé le 2 novembre dernier, qui a coûté la vie à une mère et à ses deux enfants, dont l’un, selon des sources médiatiques, est porteur de ce trouble.

Le collectif, dans un communiqué signé par sa présidente Aïcha Aïfane Aaji, a exprimé sa profonde tristesse et son soutien à la famille des victimes, insistant sur la nécessité de respecter la mémoire des défunts sans anticiper les résultats de l’enquête judiciaire en cours, ni établir de lien entre la tragédie et le trouble autistique sans données scientifiques et judiciaires fiables.

Le collectif a estimé que cette tragédie soulève à nouveau les défis psychologiques, sociaux et économiques auxquels font face les familles ayant des membres atteints d’autisme, en raison de la limitation des services d’accompagnement spécialisés et de la faiblesse des mécanismes de soutien et de répit familial, sans oublier les inégalités dans l’accès aux soins de santé, à la réhabilitation et aux services sociaux.

Dans ce contexte, il a appelé à intégrer le soutien psychologique et social des familles dans les politiques publiques, à créer des services de proximité et de répit familial, ainsi qu’à renforcer l’offre publique de services spécialisés tout en garantissant une distribution équitable entre les régions. Il a également plaidé pour une coordination efficace entre les secteurs de la santé, de la protection sociale, de l’éducation et de la formation.

Le collectif a par ailleurs souligné l’importance d’impliquer les associations concernées dans l’élaboration, l’évaluation et la mise en œuvre des politiques et programmes, ainsi que d’accroître la sensibilisation sociale et médiatique à l’autisme, tout en s’opposant aux stéréotypes et aux discours qui pourraient laisser entendre une relation de cause à effet entre l’autisme et la violence ou les tragédies familiales.

Il a enfin affirmé que le soutien familial n’est pas un privilège ou une faveur, mais une partie des engagements publics liés à la garantie des droits des personnes en situation de handicap et à la dignité de ces dernières ainsi que de leurs familles, appelant à passer d’interventions ponctuelles à la construction d’un système durable d’accompagnement psychologique et social, afin que les familles ne fassent pas face aux défis du handicap dans l’isolement.

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