Santé

La budget de la santé pour 2027 dépasse 45 milliards de dirhams, avec 8 000 nouveaux postes pour renforcer le système de santé.

Le ministre de la Santé et de la Protection sociale, Younes Bjiou, a révélé que le budget projeté pour son ministère pour l’année 2027 s’élève à environ 45,36 milliards de dirhams, avec une augmentation de près de 3 milliards de dirhams par rapport à l’année 2026. Ce budget prévoit également la création de 8 000 nouveaux postes, dont 2 600 seront dédiés aux groupes de santé territoriaux.

Lors de la présentation du projet de budget devant la Commission des secteurs sociaux à la Chambre des représentants, le jeudi 5 novembre 2026, le ministre a précisé que la prochaine étape sera axée sur l’accélération de la réforme du système de santé, l’amélioration de la qualité des services dans les hôpitaux publics, la réduction des délais d’attente et le renforcement des ressources humaines, afin d’assurer une réelle bénéficier pour les citoyens du chantier de généralisation de la protection sociale et de l’assurance maladie obligatoire.

Le budget prévoit un investissement de 14,49 milliards de dirhams, dont 6,14 milliards de dirhams destinés à la construction, à la rénovation et à l’équipement des établissements de santé, ce qui représente une augmentation de 61 % par rapport à l’année actuelle. De plus, les subventions d’investissement allouées aux groupes de santé territoriaux seront portées à un milliard de dirhams.

Parmi les projets les plus significatifs annoncés figure la création d’un nouveau Centre hospitalier universitaire à Casablanca, ainsi que l’élévation des deux centres hospitaliers régionaux de Settat et de Kenitra au rang de centres universitaires, visant à renforcer l’offre de soins et à rapprocher les services médicaux spécialisés des citoyens.

En matière de sécurité médicamenteuse, le projet a alloué 2 milliards de dirhams au compte de la Pharmacie centrale, avec un engagement à renforcer la production nationale de médicaments et de vaccins, et à garantir la continuité de l’approvisionnement en stock de médicaments, afin d’éviter les pénuries et interruptions.

Le ministre a souligné que le succès de la réforme sanitaire ne dépend pas seulement du montant des crédits financiers alloués, mais aussi de leur impact sur la qualité des services, les conditions d’accueil des patients et leur prise en charge. Il a insisté sur le fait que restaurer la confiance des citoyens dans l’hôpital public et valoriser les ressources humaines en santé constituent des priorités fondamentales pour la prochaine étape.

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