Economie

Le déficit budgétaire atteint 61,6 milliards de dirhams à la fin de 2025

La Trésorerie générale du Royaume a indiqué que la situation des charges et des ressources de la trésorerie a montré un déficit budgétaire de 61,6 milliards de dirhams à la fin de l’année 2025, contre un déficit de 61,5 milliards de dirhams durant la même période l’année précédente.

La Trésorerie a précisé, dans sa publication mensuelle sur les statistiques des finances publiques pour décembre 2025, que ce déficit prend en compte un solde positif de 30 milliards de dirhams provenant des comptes spéciaux de la trésorerie et des établissements publics gérés de manière autonome.

La même source a ajouté que les recettes ordinaires brutes ont atteint 410 milliards de dirhams, affichant une hausse de 10,9 % par rapport à l’année précédente. Cette croissance est due à une augmentation des impôts directs de 19,8 %, des droits de douane de 6,5 %, des impôts indirects de 10 % et des taxes d’enregistrement et de timbre de 10,1 %, tandis que les recettes non fiscales ont diminué de 7,6 %.

Les recettes fiscales brutes ont augmenté de 14,1 % pour atteindre 358,9 milliards de dirhams, soutenues par une hausse des recettes douanières de 9,1 % et des impôts locaux de 16,6 %.

En ce qui concerne les dépenses budgétaires, elles se sont élevées à 567,4 milliards de dirhams à la fin de décembre 2025, enregistrant une hausse de 9,9 %, en raison de l’augmentation des dépenses de fonctionnement de 11,5 %, des dépenses d’investissement de 8,2 % et des coûts de la dette budgétisée de 7,2 %.

Selon la Trésorerie générale du Royaume, l’augmentation des coûts de la dette budgétisée est attribuée à la hausse des taux d’intérêt sur la dette de 13 % (43,7 milliards de dirhams), et à l’augmentation du remboursement du capital de la dette et de l’amortissement de 3,7 %, atteignant 65,9 milliards de dirhams.

La Trésorerie générale a expliqué que les engagements de dépense, y compris ceux non soumis à l’autorisation de l’engagement préalable, se sont élevés à un total de 821,7 milliards de dirhams à la fin de décembre dernier, ce qui représente un taux d’engagement global de 83 % et un taux d’émission des engagements de 93 %.

Sur la base des revenus perçus et des dépenses émises, la Trésorerie générale a enregistré un solde ordinaire positif à la fin de décembre dernier, s’élevant à 37,87 milliards de dirhams.

Concernant les revenus des comptes spéciaux de la trésorerie, ils ont atteint 224,3 milliards de dirhams, prenant en compte les paiements issus des dépenses communes d’investissement inscrites au budget général, d’un montant de 31 milliards de dirhams.

Les dépenses émises se sont chiffrées à 194,8 milliards de dirhams, comprenant la partie des comptes spéciaux de la trésorerie remboursée, l’exonération fiscale et les montants d’impôts remboursés s’élevant à 6,8 milliards de dirhams. Ainsi, le solde total des comptes spéciaux de la trésorerie s’établit à 29,5 milliards de dirhams.

De son côté, les revenus des établissements publics gérés de manière autonome ont atteint 3,35 milliards de dirhams, soit une augmentation de 6,7 %, tandis que les dépenses ont augmenté de 7,3 % sur une base annuelle pour atteindre 3 milliards de dirhams.

À la fin de décembre 2025, le taux de réalisation des recettes ordinaires était de 111,6 % par rapport aux prévisions de la loi de finances, tandis que les dépenses ordinaires ont été exécutées à hauteur de 101,6 %, et l’émission des dépenses d’investissement a atteint 100,7 %.

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page