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Messi brille à nouveau : l’Argentine surpasse l’Angleterre et affronte l’Espagne en finale historique.

La légende et meilleur buteur de l’histoire de la Coupe du Monde, Lionel Messi, a conduit l’équipe d’Argentine, détentrice du titre, à renverser la situation face à l’Angleterre en s’imposant 2-1 grâce à deux buts tardifs, atteignant ainsi la finale de la Coupe du Monde 2026 de football mercredi à Atlanta.

L’Angleterre était en route pour disputer sa deuxième finale de son histoire, après 1966, où elle avait décroché son unique titre, en prenant l’avantage grâce à un but d’Anthony Gordon (55). Cependant, l’Argentine a su renverser la tendance comme à son habitude lors de ses trois dernières rencontres, avec des réalisations d’Enzo Fernández (85) et du remplaçant Lautaro Martínez (90+2), suite à deux passes décisives de Messi.

– Une finale inédite –

Messi, meilleur buteur de l’histoire (21 buts, un de plus que l’attaquant français Kylian Mbappé) et co-leader du classement des buteurs de cette édition (8 buts chacun, mais Messi devance avec ses passes décisives), porte ainsi son nombre total de passes décisives en finales à 12.

L’Argentine, qui dispute sa deuxième finale consécutive et sa septième au total, est en quête d’un quatrième titre après ceux de 1978, 1986 et 2022. Elle affrontera l’Espagne, championne d’Europe, qui a battu la France, finaliste de l’édition précédente, 2-0 mardi à Dallas, lors de la finale qui se tiendra dimanche prochain au MetLife Stadium à East Rutherford, dans la banlieue de New York.

Ce sera la première fois dans l’histoire de la Coupe du Monde que les champions d’Amérique du Sud et d’Europe se rencontrent en finale, et la première depuis 1930 où deux équipes hispanophones s’affrontaient, ce jour-là entre l’Uruguay et l’Argentine.

De son côté, l’Angleterre, qui échoue pour la troisième fois à se qualifier pour la finale après 1990 et 2018, disputera le match pour la troisième place contre la France samedi à Miami.

C’est la septième fois que l’Argentine atteint la finale, après les éditions de 1930, 1990 et 2014 (où elle a perdu face à l’Uruguay, l’Allemagne de l’Ouest et l’Allemagne), et de 1978, 1986 et 2022, où elle a remporté le titre face aux Pays-Bas, à l’Allemagne de l’Ouest et à la France respectivement.

C’est la quatrième victoire de l’Argentine contre l’Angleterre en 15 confrontations (6 défaites, 5 matchs nuls), après l’avoir éliminée en quart de finale en 1986 au Mexique, lorsque Diego Maradona a marqué deux buts « historiques », et en huitième de finale en 1998 en France aux tirs au but.

– Un début tendu –

Le début de match a été tendu entre les deux équipes, avec 12 fautes commises par l’Argentine contre 7 pour l’Angleterre lors de la première période.

Les occasions ont été rares en première mi-temps, mais elles se sont multipliées en seconde. Les Anglais ont été les premiers à scorer, mais l’Argentine, menée par Messi, n’a pas baissé les bras et a créé les occasions qui l’ont mené à la victoire.

L’entraîneur allemand de l’Angleterre, Thomas Tuchel, a effectué trois changements, dont deux dans la défense, intégrant Reece James et Jed Spence à la place d’Ezri Konsa et de Niko O’Riley, tandis que Morgan Rogers a pris la place de l’ailier d’Arsenal, Noni Madueke.

Pour l’Argentine, la surprise de l’entraîneur Lionel Scaloni a été de titulariser Giuliano Simeone à la place de Rodrigo De Paul, un joueur habituellement clé de l’équipe et coéquipier de Lionel Messi à l’Inter Miami.

Le milieu de terrain était extrêmement dense, rendant difficile la création d’opportunités de but, avec parmi les rares occasions une passe transversale de James, détournée par le gardien d’Aston Villa, Emiliano Martínez (20), et une tête de John Stones, à bout portant, après un coup franc latéral tiré par Declan Rice (33). Puis une autre occasion par un coup franc de Reece que Martínez a difficilement écarté (36).

La seule vraie occasion argentine en première mi-temps a été une frappe puissante d’Enzo Fernández, milieu de Chelsea, à l’extérieur de la surface qui a frôlé la barre transversale (39).

Au début de la seconde mi-temps, l’Argentine a failli ouvrir le score avec une frappe puissante de Julián Álvarez, attaquant de l’Atlético de Madrid, que Jordan Pickford a détournée, avant que la balle n’arrive à l’attaquant de Manchester City, qui a également vu son tir repoussé, amenant à un corner sans effet (48).

Gordon a réussi à donner l’avantage aux Anglais en profitant d’un centre de Rogers, qu’il a repris du pied droit pour le loger à droite de Martínez (55).

C’était le quatrième but de Gordon, récemment transféré au FC Barcelone en provenance de Newcastle, en 25 sélections, et son premier en Coupe du Monde.

L’Argentine a poussé de toutes ses forces à la recherche de l’égalisation, avec une frappe lointaine d’Enzo qui a passé au-dessus de la barre (61), à laquelle Rice a répondu par une tentative glissée que Martínez a bloquée (66).

Pickford a sauvé son équipe d’un but certain en dégageant une tête de Nicolás González, remplaçant de Leandro Paredes, à bout portant (69).

Le montant a empêché Alexis Mac Allister d’égaliser en déviant sa tête à la suite d’un centre de De Paul (76), tandis que González a raté une autre tête à la suite d’un centre de Messi, passant à côté du montant gauche éloigné de Pickford (78).

Pickford a continué de briller, déviant une frappe puissante d’Enzo en corner (85), mais le joueur de Chelsea a finalement marqué sur sa quatrième tentative, envoyant un tir puissant à droite de Pickford, après une passe décisive de Messi (86).

Après un tir sur le montant de Mac Allister, le ballon est arrivé à Messi, qui a délivré un centre que le remplaçant Lautaro Martínez, capitaine de l’Inter Milan, a placé de la tête dans le but pour donner à l’Argentine un second but (90+2).

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