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Qui satisfait les Marocains et qui les fâche ? Un sondage révèle que la santé publique est à la traîne.

Un sondage réalisé par le Centre marocain de la citoyenneté sur le comportement professionnel au Maroc révèle une insatisfaction générale concernant la qualité des services dans la plupart des secteurs publics concernés, avec des évaluations des professions et services privés très variables.

L’enquête a été menée entre novembre 2025 et mars 2026, avec la participation de 650 personnes. Il en ressort que le taux de satisfaction dans les dix secteurs publics étudiés n’a pas dépassé 32,2 %.

Selon le sondage, le secteur de la santé publique occupe la dernière place, avec un taux de satisfaction de seulement 12,7 %, et 87,3 % des répondants s’en disent insatisfaits. Les principales sources de mécontentement comprennent la disponibilité des fournitures médicales essentielles (85,4 %), le temps d’attente (84,6 %), et l’équité dans le traitement des usagers (81,2 %).

En revanche, le secteur de la conservation foncière se distingue avec un taux de satisfaction de 50,5 %, devenant le seul secteur public à dépasser la barre des 50 %. Il est suivi par les centres d’immatriculation des véhicules (46,4 %) et les services d’eau et d’électricité (42,4 %).

Concernant les administrations publiques, les mauvaises pratiques et l’inégalité de traitement parmi les usagers figurent en tête des phénomènes négatifs avec un taux de 76,2 %, suivis du retard dans le traitement des dossiers (75,6 %) et du manque de responsabilité et de transparence (74,3 %).

Par ailleurs, 56,2 % des participants ont évoqué la pratique consistant à inciter les usagers à offrir des pourboires ou des pots-de-vin, un chiffre qui illustre leur perception de la généralisation de cette pratique, et non le pourcentage de ceux ayant personnellement fait l’expérience de telles situations.

Secteur privé : résultats meilleurs et grandes disparités

Le taux de satisfaction concernant les professions et services privés s’élève à 50,0 %. Les pharmacies affichent le taux de satisfaction le plus élevé du sondage (70,7 %), suivies des épiceries (70,3 %). Les chauffeurs de taxis se trouvent en dernière position avec seulement 23,8 % de satisfaction, les participants faisant état de leurs réticences à l’égard de la pratique consistant à transporter des passagers supplémentaires sans accord préalable (87,7 %) et le refus de certaines destinations (78,6 %).

Dans le secteur privé en général, l’absence de transparence des prix et des conditions est la principale source de mécontentement (77,6 %), suivie par l’exploitation des besoins des clients pour augmenter les prix (71,5 %). Concernant les services artisanaux, le non-respect des délais d’exécution des travaux est le principal reproche fait (75,5 %).

Le sondage conclut que l’amélioration du comportement professionnel ne se limite pas à la fourniture de moyens et de ressources, mais nécessite également l’ancrage d’une culture de respect envers l’usager et le client, un engagement à la responsabilité professionnelle, ainsi que la mise en place de mécanismes efficaces de suivi et de reddition de comptes.

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