Révision des taxes sur les carburants : une nécessité pour protéger le pouvoir d’achat et accélérer la transition énergétique, selon El Yamani.

Hassan Yemani, secrétaire général du syndicat national des hydrocarbures et du gaz CDT et président du Front national pour la sauvegarde de la raffinerie marocaine de pétrole, a déclaré que la révision des taxes imposées sur les hydrocarbures est devenue une nécessité, compte tenu des évolutions des modes de consommation de l’essence et du gasoil, ainsi que de la pression croissante sur le pouvoir d’achat des Marocains.
Yemani a expliqué que, à quelques exceptions près, les consommateurs d’hydrocarbures au Maroc paient une taxe intérieure de consommation (TIC) de 2,4 dirhams par litre pour le gasoil et de 3,7 dirhams par litre pour l’essence, en plus de la taxe sur la valeur ajoutée de 10 % sur le prix total de vente des hydrocarbures.
Il a souligné que la taxe intérieure de consommation appliquée à l’essence dépasse celle appliquée au gasoil de 1,3 dirham par litre, précisant que cet écart était historiquement justifié par le fait que l’essence était davantage un combustible associé aux voitures particulières et aux personnes à revenu élevé.
Cependant, Yemani a estimé que l’évolution des technologies des moteurs thermiques et le changement des modes d’utilisation ont montré que l’essence est désormais largement consommée par de nombreux Marocains, notamment à travers les motos, les tricycles et les voitures légères destinées au transport de marchandises, ainsi que par l’essor de son utilisation dans les voitures hybrides qui allient moteur thermique et électrique.
Il a ajouté que cette transformation dans les modes de consommation, conjuguée à une pression croissante sur la demande de gasoil, nécessite une révision complète des taxes appliquées aux hydrocarbures.
Yemani a déclaré que « les autorités concernées, y compris les parlementaires à venir, sont appelées à examiner les taxes imposées sur les hydrocarbures en général », ce qui, selon lui, pourrait contribuer à atténuer la hausse des prix des hydrocarbures et améliorer le pouvoir d’achat des Marocains.
Il a considéré que la réforme du système fiscal des hydrocarbures pourrait également encourager l’utilisation de l’essence plutôt que du gasoil, soutenir la diffusion des voitures hybrides et contribuer à accélérer la transition énergétique, tout en allégeant le coût de la facture énergétique sur le budget de l’État.
Il a également appelé à tirer parti des évolutions des prix sur le marché international, notamment la baisse des prix de l’essence par rapport à ceux du gasoil, afin de revoir la politique fiscale relative aux hydrocarbures dans l’intérêt du consommateur et de l’économie nationale.




