Coup de projecteur sur un sommet exceptionnel sur le Golfe à Djeddah, traitant des conséquences des tensions régionales et de la sécurité dans la région.

Les dirigeants des pays du Conseil de coopération du Golfe ont tenu mardi un sommet exceptionnel à Djeddah, en Arabie Saoudite, pour discuter de la « situation sécuritaire » dans la région, selon des médias officiels et une source proche du gouvernement.
Ces discussions interviennent plus de deux semaines après le début d’une trêve entre l’Iran d’une part et Israël et les États-Unis d’autre part, à la suite d’une guerre qui a duré cinq semaines, durant laquelle les pays du Golfe ont subi des frappes iraniennes visant des installations pétrolières et vitales.
La région souffre également des conséquences économiques de cette guerre, accentuées par la fermeture par l’Iran du détroit d’Ormuz, passage stratégique par lequel transite, en temps normal, cinq pour cent de la production mondiale de pétrole et de gaz.
L’agence de presse officielle saoudienne (SPA) a rapporté que le prince héritier Mohammed ben Salmane a présidé aujourd’hui à Djeddah le sommet consultatif des dirigeants et chefs de délégation des pays du Conseil de coopération des États arabes du Golfe.
Elle a précisé que « plusieurs sujets et questions concernant les évolutions régionales et internationales ainsi que la coordination des efforts à cet égard ont été discutés lors du sommet ».
Une source gouvernementale, préférant garder l’anonymat, a indiqué que les dirigeants du Golfe avaient « examiné la situation politique et sécuritaire actuelle dans la région ».
Aucun communiqué conjoint n’a été publié à l’issue de la réunion.
Peu après la fin de l’assemblée, l’émir du Qatar, Tamim ben Hamad Al Thani, a déclaré sur la plateforme X : « Notre sommet consultatif du Golfe aujourd’hui à Djeddah illustre la position unie du Golfe face à la situation actuelle, nécessitant un renforcement de la coordination et des consultations, afin de soutenir le rôle actif de nos pays dans le soutien aux voies diplomatiques et à la protection de la sécurité de la région ».
La chaîne de télévision « Al Ikhbariya », média officiel saoudien, a rapporté l’arrivée successives de l’émir du Qatar, du roi de Bahreïn, Hamad ben Issa Al Khalifa, du prince héritier du Koweït, Sabah Al Khalid Al Sabah, et du ministre des Affaires étrangères des Émirats Arabes Unis, Abdullah ben Zayed Al Nahyan, à Djeddah, mardi après-midi.
La guerre au Moyen-Orient a éclaté suite à une attaque américano-israélienne contre l’Iran le 28 février.
Téhéran a alors riposté par des frappes de missiles et des drones contre Israël et les pays du Golfe.




