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Fermeture prolongée du détroit d’Hormuz : l’ONU met en garde contre le risque d’une crise alimentaire mondiale

Lundi, le secrétaire général de l’Organisation des Nations unies, António Guterres, a averti que la poursuite des troubles dans le détroit d’Ormuz pendant une période prolongée pourrait entraîner une crise alimentaire mondiale, susceptible de plonger des millions de personnes dans la famine. Il a appelé à maintenir les voies maritimes internationales ouvertes et sécurisées, conformément au droit international.

Lors d’un débat de haut niveau au Conseil de sécurité dédié aux voies de navigation maritime, le secrétaire général a souligné que « la continuation de cette agitation sur une période prolongée prédit une crise alimentaire mondiale, poussant des millions de personnes, en particulier en Afrique et en Asie du Sud, vers la faim et la pauvreté. »

Guterres a affirmé que ce fardeau pèse particulièrement sur les pays les moins avancés et les petits États insulaires en développement, ajoutant que plus de 20 000 marins et 2 000 navires marchands sont coincés, dans un contexte de risques et de restrictions sur la circulation maritime.

Pour sortir de cette situation, le responsable de l’ONU a recommandé de respecter le droit international, d’encourager le dialogue et la coopération entre les États, les organisations régionales et divers acteurs de l’industrie maritime.

De son côté, le secrétaire général de l’Organisation maritime internationale, Arsenio Dominguez, a souligné l’importance de ne pas fermer les détroits utilisés pour la navigation internationale, en précisant qu’il n’existe aucun fondement juridique permettant à un pays d’imposer des redevances ou des conditions discriminatoires dans ces voies.

Il a averti qu’une atteinte à ces principes « constituerait un précédent aux conséquences graves, compromettant sérieusement la sécurité et la stabilité du transport maritime. »

Dominguez a abordé la situation des milliers de marins bloqués à bord de navires dans ce détroit, soulignant que l’Organisation maritime internationale avait mis en place un cadre pour leur évacuation, en cours de développement avec la participation des pays de la région, et a affirmé que l’organisation est prête à l’exécuter « sans délai ».

Selon l’Organisation des Nations unies, environ un cinquième du commerce mondial du pétrole, un cinquième du gaz naturel liquéfié, et près d’un tiers des engrais expédiés à l’international transitent par le détroit d’Ormuz.

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