Santé

Le professeur Rabi Rdzouane présente les dernières techniques chirurgicales pour traiter les troubles du plancher pelvien.

Dans le cadre des travaux de la session scientifique qui s’est tenue l’après-midi du samedi 6 février 2026, lors du quatorzième congrès de chirurgie urologique, le professeur Rabi’ Ridwaan, médecin urologue, a présenté une intervention scientifique portant sur les dernières techniques chirurgicales utilisées dans le traitement des troubles du plancher pelvien, en mettant l’accent sur une approche chirurgicale moderne visant à améliorer les résultats du traitement et à réduire les complications chez les patients.

Le professeur Ridwaan, président de la Société marocaine de chirurgie urologique par laparoscopie, a expliqué que le choix de l’approche latérale pour ce type d’intervention chirurgicale n’était pas arbitraire, mais résultait d’une accumulation d’expérience pratique et de comparaisons avec des techniques antérieures, qui se concentraient sur la fixation de bandes avant et arrière au niveau de la région sacrée. Cela entraînait, dans de nombreux cas, des douleurs chroniques, notamment lors des mouvements ou des flexions, et même pendant les activités quotidiennes, à cause des tensions exercées sur la colonne vertébrale.

Dans ce contexte, l’intervenant a souligné que la nouvelle technique, développée dans le cadre d’une approche scientifique rigoureuse, permet une fixation sans créer de tension, ce qui constitue une différence fondamentale par rapport aux techniques traditionnelles.

Cette méthode repose sur une dissection précise de la région vaginale, suivie de la préparation d’une bande chirurgicale en forme de « T », fixée soit par des sutures chirurgicales ou par des moyens de fixation spécifiques, selon les exigences de chaque cas.

Le professeur Ridwaan a ajouté que cette technique implique deux voies chirurgicales (trocart) passant sous le péritoine, par lesquelles sont introduites et fixées les bandes de chaque côté à un niveau lombaire spécifique, permettant une intervention plus confortable au niveau chirurgical et plus adaptée sur le plan ergonomique, par rapport aux zones de fixation supérieures qui nécessitent un effort technique plus important.

Il a indiqué que le principal défi dans ce type d’opérations réside dans la phase d’introduction, nécessitant une grande précision pour éviter de perforer le péritoine et pour créer un tunnel chirurgical sûr permettant d’atteindre l’emplacement souhaité, ce qui nécessite parfois l’utilisation de trocarts plus longs. Avec l’expérience accumulée, il est possible d’adapter les angles de travail et de sélectionner les outils appropriés, garantissant un passage fluide et une fixation efficace.

Il a également précisé que les adhérences qui se forment ultérieurement entre la paroi et les tissus environnants contribuent à renforcer la stabilité de la fixation, ce qui a un effet positif sur les résultats cliniques.

Le professeur a affirmé que les patients ayant bénéficié de cette technique ont montré d’excellents résultats, sans cas de récidive au niveau de la cystocèle antérieure.

En ce qui concerne la diversité des cas, le professeur Rabi’ Ridwaan a indiqué que l’intervention est frontale lorsque la lésion est limitée à la partie avant, tandis qu’une combinaison d’interventions frontales et arrière par voie vaginale est pratiquée dans les cas impliquant les deux côtés.

Cette technique permet également de modifier le degré de suspension pendant l’intervention chirurgicale, ce qui permet d’ajuster la position avec précision en fonction des données de chaque cas.

Le professeur Ridwaan a terminé son intervention en affirmant que le développement de telles techniques chirurgicales s’inscrit dans le cadre de l’amélioration de la qualité des soins et de la réduction de la douleur ainsi que des complications post-chirurgicales, en soulignant l’importance de l’échange scientifique lors des congrès médicaux pour suivre les dernières innovations dans le domaine de la chirurgie urologique.

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