Gouvernement, banques et patronat : une réunion imminente pour encourager l’investissement.

Le wali de Bank Al-Maghrib, Abdellatif Jouahri, a affirmé hier, mardi, à Rabat, que toutes les composantes sont désormais réunies pour permettre à l’investissement privé de progressivement reprendre le flambeau de l’investissement public et de soutenir la croissance économique de manière durable au-delà de 2030.
Lors d’une conférence de presse tenue après la deuxième réunion trimestrielle du Conseil de Bank Al-Maghrib pour l’année 2026, Jouahri a expliqué que l’effort d’investissement public continuera de soutenir la croissance dans les années à venir, bien que l’objectif soit de voir l’investissement privé jouer un rôle plus important dans la dynamique économique nationale.
À cet égard, il a souligné que de nombreux leviers ont déjà été mis en place, mentionnant en particulier la loi sur les contrats de partenariat entre le secteur public et le secteur privé, le nouveau code de l’investissement, le travail des centres régionaux d’investissement, ainsi que les programmes d’aménagement du territoire visant à réduire les disparités régionales.
Le wali de Bank Al-Maghrib a également signalé que l’investissement des entreprises publiques devrait rester soutenu dans les années à venir, évoquant le modèle du Groupe Office chérifien des phosphates, qui poursuit un important programme d’investissement et dispose encore de marges de développement, notamment dans des secteurs émergents comme l’hydrogène vert.
Il a également révélé qu’en vue d’accélérer la mobilisation de l’investissement privé, une réunion est en préparation, réunissant Bank Al-Maghrib, la Fédération professionnelle des banques du Maroc, le ministère de l’Économie et des Finances, le ministère de l’Investissement, de la Convergence et de l’Évaluation des politiques publiques, ainsi que l’Union générale des entreprises du Maroc.
Cette réunion vise à examiner les moyens de renforcer davantage l’investissement privé et à définir les mesures susceptibles de stimuler une contribution plus forte du secteur productif à la croissance économique.
D’autre part, Jouahri a insisté sur l’importance des très petites entreprises, qui représentent plus de 90 % du tissu entrepreneurial national, en mettant en avant les initiatives lancées récemment en leur faveur, ainsi que les mesures attendues du Fonds Mohammed VI pour l’investissement afin de soutenir l’investissement privé, en particulier celui destiné aux petites et moyennes entreprises ainsi qu’aux très petites entreprises.




