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La Fédération nationale des agriculteurs dénonce une « campagne de désinformation malveillante » ciblant les agriculteurs et éleveurs, accusant des acteurs influents de les attaquer sur les marchés des moutons.

La Confédération Nationale des Agriculteurs a publié un communiqué au ton ferme, dans lequel elle exprime son « indignation face à ce qu’elle qualifie de campagnes de désinformation » dirigées contre les agriculteurs et les petits éleveurs, à l’approche de l’Aïd al-Adha. Elle souligne que cette catégorie est présentée à l’opinion publique sous l’angle de « spéculateurs avares », alors qu’elle constitue, selon ses dires, « le maillon le plus faible de la chaîne de production agricole ».

Le syndicat fait également état de « comportements préoccupants » observés dans les marchés hebdomadaires et autres, dans un contexte qu’il qualifie de « mesures inéquitables », où des agriculteurs et des petits marchands de bétail sont arrêtés et poursuivis sous prétexte de lutter contre la spéculation, tandis que de grandes réseaux de distribution appartenant à des entreprises financières demeurent « impunies », selon le communiqué.

Il critique ce qu’il considère comme une « approche sécuritaire » dans la gestion du marché des ovins, affirmant qu’elle ne prend pas en compte les coûts de production et les conditions difficiles vécues par les agriculteurs et les éleveurs, surtout en période de sécheresse et avec la hausse des prix des aliments et des médicaments vétérinaires.

Le syndicat impute une part de la crise aux entreprises productrices d’aliments pour animaux, qu’il accuse de « contrôler les prix et de bénéficier de subventions sans impact direct pour les petits producteurs », ce qui aggrave les conditions des agriculteurs dans les zones rurales.

Dans ce contexte, le syndicat demande :

– La cessation de ce qu’il appelle des campagnes de stigmatisation médiatique et des poursuites à l’égard des agriculteurs et des petits éleveurs, tout en garantissant leur protection.
– La régulation des prix des aliments pour animaux et le démantèlement des réseaux de monopole associés à leur production et commercialisation.
– Une aide directe destinée aux petits et moyens agriculteurs, via un système transparent garantissant l’équité et prévenant le népotisme.
– La mise à niveau des marchés hebdomadaires et le renforcement de leur rôle en tant qu’espaces d’échanges directs entre le producteur et le consommateur.

Le syndicat conclut son communiqué en affirmant que « la souveraineté alimentaire n’est pas façonnée par les grandes entreprises, mais par l’agriculteur et l’éleveur laborieux », soulignant que la protection de cette catégorie représente, selon lui, un axe fondamental pour garantir la sécurité alimentaire nationale.

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