Société

Les organisations professionnelles de la presse saluent la décision du Conseil constitutionnel et imposent à l’État la responsabilité des difficultés liées à l’auto-régulation.

Les organisations syndicales et professionnelles du secteur de la presse et de l’édition ont salué la décision du Conseil constitutionnel déclarant non conforme à la Constitution plusieurs dispositions de la loi n° 026.25 relative à la réorganisation du Conseil national de la presse, adoptée le 22 janvier 2026. Elles considèrent cette décision comme une affirmation claire de la suprématie de la Constitution et un rejet de l’utilisation des institutions constitutionnelles au service d’agendas particuliers dans le domaine de la presse et de l’édition.

Ces organisations (le Syndicat national de la presse marocaine, la Fédération marocaine des éditeurs de journaux, l’Union nationale de l’information, de la presse et de la communication/UMT, le Syndicat national de l’information et de la presse/CDT, la Confédération marocaine des éditeurs de journaux et des médias électroniques) affirment que cette décision répond à un processus législatif marqué par l’absurde et la dérive, et qui a cherché à vider de son essence la structure d’autorégulation, fondée sur l’indépendance, la démocratie, la pluralité et la justice représentative entre journalistes et éditeurs.

Elles ont également salué l’engagement responsable des composantes de l’opposition parlementaire ainsi que les positions de plusieurs institutions constitutionnelles et organisations des droits humains et syndicales qui ont exprimé leur refus du projet de loi.

En revanche, ces organisations ont tenu le gouvernement pour responsable de l’état actuel de l’autorégulation de la profession, l’invitant à ramener la loi à la table du dialogue et à adopter une approche participative et démocratique garantissant le respect des principes d’autorégulation et de son indépendance.

Elles ont réaffirmé leur attachement à la défense des acquis de la profession, invitant le corps de la presse à saisir ce moment décisif pour préserver l’éthique de la profession, développer la liberté de la presse et de l’édition, et faire avancer le secteur dans un cadre de gouvernance autonome, indépendante et démocratique.

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