Régions

Augmentation des réserves du barrage de l’Oued El Makhazine à 1 097,9 millions de mètres cubes à ce jour

Le ministre de l’Équipement et de l’Eau, Nizar Baraka, a révélé que le stockage du barrage de l’Oued Makhazine avait atteint 1 097,9 millions de mètres cubes mercredi, avec un niveau de 71,04 mètres ce matin.

Lors d’une conférence de presse suite à la réunion hebdomadaire du Conseil du gouvernement, le ministre a précisé que le barrage avait enregistré d’importantes entrées d’eau, s’élevant à environ 1 462 millions de mètres cubes entre le 1er septembre 2025 et le 11 février 2026. Parmi ces entrées, environ 1 031 millions de mètres cubes, soit 71,6 %, ont été enregistrées au cours des deux dernières semaines, surpassant la moyenne annuelle de 284 %.

Selon Baraka, plusieurs records ont été établis durant cette période, notamment un débit maximal de 3 210 m³/s le 28 janvier, le niveau de décharge atteignant 69,30 mètres le 4 février, un débit de décharge maximum de 878 m³/s le 9 février, ainsi qu’un stockage record de 1 117 millions de mètres cubes le 10 février 2026, représentant 166,2 % de la capacité de remplissage, et un niveau de rétention culminant à 71,59 mètres le 10 février 2026.

Face à cette situation, le ministre a indiqué que des mesures préventives avaient été prises pour garantir la bonne gestion du barrage et la sécurité de l’ouvrage. Ces mesures incluent notamment le démarrage d’opérations de décharge préventive, avec un volume total déchargé de 832 millions de mètres cubes, et un programme intensif de suivi des installations du barrage qui sera effectué deux fois par jour au lieu d’une fois par mois, en plus de la réalisation de relevés topographiques précis à l’aide de la lasergrammétrie et de drones.

Il a ajouté que les mesures prises reposent également sur la mise à disposition d’une équipe de techniciens spécialisés et d’experts, ainsi que sur l’élaboration et la mise à jour continue de simulations hydrologiques pour anticiper les entrées d’eau et les débits de charge, en se basant sur des prévisions climatiques sur les bassins versants, avec une précision horaire. Des cartes de flux d’eau et de zones inondables en aval ont été établies pour déterminer le niveau d’eau et sont mises à la disposition des autorités locales.

Cette approche, a ajouté le ministre, a permis de suivre en continu l’évolution du niveau de stockage du barrage et de prendre des décisions appropriées concernant les opérations de décharge à mettre en œuvre. Les simulations effectuées ont également fourni des informations précieuses sur l’évolution des débits et le niveau d’eau en aval du barrage.

Concernant le barrage de la Unité, celui-ci a enregistré depuis le 1er septembre 2025 d’importantes entrées d’eau estimées à environ 3,48 milliards de mètres cubes, ce qui a conduit à une augmentation du taux de remplissage du barrage, passant de 41,66 % à 94,70 %, avec un volume de stockage actuel de près de 3,33 milliards de mètres cubes. Des entrées exceptionnelles d’environ 1 390 millions de mètres cubes ont également été enregistrées lors de la dernière semaine.

Le ministre a noté plusieurs chiffres significatifs durant cette période, notamment la plus grande valeur quotidienne des entrées d’eau, atteignant 348 millions de mètres cubes le 4 février 2026, un débit maximum de 5 135 m³/s le même jour, et un débit de décharge maximum de 2 200 m³/s à partir du 31 janvier.

Il a souligné que face à cette situation, un programme préventif de gestion de la capacité du barrage a été mis en place, consistant en des opérations de décharge progressive ayant permis de créer une capacité tampon de 566 millions de mètres cubes le 3 février 2026, réduisant ainsi les risques d’inondation en aval du barrage, avec le démarrage d’opérations de décharge préventive et anticipée à un débit variant entre 250 et 2 200 m³/s, le volume total déchargé atteignant 1 762 millions de mètres cubes.

Enfin, des simulations hydrologiques ont été élaborées et actualisées en continu pour prévoir les entrées d’eau et les débits, se basant sur des prévisions climatiques à l’échelle horaire sur les bassins versants, ainsi que pour l’établissement de cartes de flux d’eau et de zones inondables en aval, afin de déterminer le niveau d’eau et de les mettre à disposition des autorités locales.

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page